Népal : l'ONU inquiète de la nomination d'un ministre soupçonné de crimes

Népal : l'ONU inquiète de la nomination d'un ministre soupçonné de crimes

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Le bureau du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme du Népal a exprimé jeudi son inquiétude sur la nomination du nouveau Ministre de l'Information et de la Communication, Agni Sapkota, soupçonné par la police népalaise d'être impliqué dans l'enlèvement et le meurtre présumé d'Arjun Lama en 2005.

Le bureau du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme du Népal a exprimé jeudi son inquiétude sur la nomination du nouveau Ministre de l'Information et de la Communication, Agni Sapkota, soupçonné par la police népalaise d'être impliqué dans l'enlèvement et le meurtre présumé d'Arjun Lama en 2005.

En 2008, la police a dressé un procès-verbal introductif sur la décision de la Cour Suprême lui ordonnant de mener une enquête complète sur l'affaire. Trois ans plus tard cet ordre n'a toujours pas été exécuté. Aucune action n'a par ailleurs été prise suite aux recommandations faites par le Haut Commissariat au Gouvernement, en juin 2008, notant que l'affaire devait faire l'objet d'une enquête et que les responsables présumés devaient être poursuivis.

« Mon bureau a toujours insisté pour que toute allégation de violation des droits de l'homme et de droit humanitaire fasse immédiatement l'objet d'une enquête approfondie », a souligné le chef du bureau du Haut Commissariat des Nations Unies au Népal, Jyoti Sangheram.

Le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme estime que cette nomination est contraire aux engagements pris par le Népal, dans le cadre de l'Examen périodique universel, afin de rendre compte des violations des droits de l'homme et des abus commis pendant le conflit qui s'est déroulé jusqu'en 2006.

« Le manque de transparence dans les cas d'allégation de violation des droits de l'homme envoie le message qu'il est possible de perpétrer ces actes impunément, et aggrave la souffrance des victimes et de leur famille, qui attendent que la justice soit rendue depuis des années », a-t-il conclu.