RDC : un haut responsable des FDLR se rend à la MONUSCO

RDC : un haut responsable des FDLR se rend à la MONUSCO

Des élements de la Mission de stabilisation de l'ONU en RDC (MONUSCO)
Le Lieutenant-colonel Samuel Bisengimana chargé du recrutement au sein des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), groupe armé actif dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), s'est rendu mardi à la Mission de stabilisation de l'ONU dans ce pays (MONUSCO).

« Le 15 février, après plus d'une année des négociations, la section Démobilisation, Désarmement, Réinsertion, Rapatriement et Rapatriement (DDRRR) a extrait le chef G5 des FDLR, le Lieutenant-colonel Samuel Bisengimana, alias Sam Kunda-Mutima, du territoire de Ntoto, Walikale, à l'est de la RDC », a déclaré mercredi le porte-parole de la MONUSCO, Madnodje Monoubai lors d'une conférence de presse à Kinshasa, en RDC.

« Cette défection porte un coup sérieux aux FDLR dans la mesure où le Lieutenant-colonel Mutima a été membre du haut commandement et formait le petit noyau de l'Etat major militaire des FDLR », a-t-il ajouté.

Selon la MONUSCO, il était chargé de la mobilisation de l'appui civile aux FDLR ainsi que du recrutement. Avant de se retirer dans la province du Nord Kivu en 1994, le Lieutenant-colonel Bisengimana a occupé la fonction du commandant de compagnie dans l'armée rwandaise.

« La défection du Lieutenant-colonel Bisengimana intervient après l'extraction de trois Majors par le DDRRR à travers ses différentes opérations en janvier 2011 », a souligné le porte-parole de la MONUSCO.

Le 7 février dernier, le Représentant spécial de l'ONU pour la RDC, Roger Meece, avait fait état devant le Conseil de sécurité de progrès significatifs dans la protection des populations civiles et dans la lutte contre les groupes armés, notamment contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

« Il est sûrement prématuré de considérer que les FDLR sont en train de s'effondrer, mais les capacités du groupe sont diminuées et sous tensions. Pour la première fois, je pense que s'esquissent les grandes lignes d'une potentielle résolution de cette longue menace pour la population dans la région. Nous ne sommes pas au point du succès, mais il est clair qu'il existe des progrès. Je considère décisif de maintenir au maximum la pression politique et militaire et de l'étendre autant que possible pour renforcer cette tendance encourageante », avait alors expliqué Roger Meece.

En 2010, 1881 rebelles FDLR ont opté pour une reddition et un désarmement volontaire auprès de la MONUSCO parmi lesquels 64 officiers.