Somalie : face à la sécheresse, l'ONU demande l'accès aux populations

Somalie : face à la sécheresse, l'ONU demande l'accès aux populations

Les violences en Somalie ont forcé plus de 2 millions de personnes à fuir leur domicile.
En visite en Somalie, le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU en Somalie, Augustine Mahiga, s'est inquiété de l'impact de la sécheresse qui frappe la Somalie et des restrictions d'acces aux populations vivant sur les zones tenues par les milices Al Shabab.

En visite en Somalie, le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU en Somalie, Augustine Mahiga, s'est inquiété de l'impact de la sécheresse qui frappe la Somalie et des restrictions d'acces aux populations vivant sur les zones tenues par les milices Al Shabab.

« La sécheresse vient de commencer mais est en train de s'intensifier », a déclaré mercredi Augustine Mahiga dans un entretien accordé à la Radio de l'ONU. Selon le Représentant spécial, le principal problème est d'acheminer l'aide dans les zones sous contrôle des milices Al Shabab. Ces groupes armés « refusent idéologiquement l'assistance des pays occidentaux » alors que dans certaines zones la population reste dans une situation d'insécurité alimentaire, a précisé Augustine Mahiga.

« Nous espérons qu'il y aura un relâchement des restrictions afin d'éviter une crise grave », a-t-il ajouté.

Le Représentant spécial a rencontré mardi le président somalien Sheik Sharif Sheik Ahmed et le premier ministre Mohamed Abdullahi Mohamed avec qui il a abordé la feuille de route établie pour accélérer la réconciliation et le renforcement des institutions étatiques.

Il a souligné que le Gouvernement fédéral de transition (GFT) est désormais en mesure de fournir des services de bases dans la zone de Mogadiscio, la capitale du pays, et contrôle une plus grande partie du territoire nationale.

« Il y a eu une extension considérable du territoire sous contrôle du Gouvernement fédéral de transition (GFT) grâce notamment à la prorogation du mandat de la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM) dont le contingent est passé de 8.000 à 12.000 soldats », a déclaré Augustine Mahiga.

« Dans la zone de Mogadicio les services de bases sont fournis par les autorités mais restent gravement entravés par le manque de ressources. Le gouvernement demande aux Nations Unies d'encourager ses différentes agences, fonds et programmes afin de fournir ces services mais aussi de continuer d'assurer une assistance en dehors de la capitale où l'accès et la sécurité sont relativement possibles », a-t-il précisé.