L'ONU appelle les autorités de Gaza à lever l'interdiction d'une ONG partenaire

L'ONU appelle les autorités de Gaza à lever l'interdiction d'une ONG partenaire

L'été 2009, des milliers d'enfants de Gaza ont battu le record du nombre de cerfs-volants dans le ciel.
Le Conseiller spécial du Secrétaire général de l'ONU pour le sport au service du développement et de la paix, Wilfried Lemke, a appelé lundi les autorités de Gaza à lever l'interdiction d'exercice de l'organisation non gouvernementale (ONG) Sharek Youth Forum dont les bureaux ont été fermés de force le 30 novembre dernier.

« Comme j'ai pu le constater lors de ma visite dans la Bande de Gaza au mois de juin dernier, l'ONG Sharek Youth Forum est un partenaire clé de l'ONU notamment pour l'organisation des Jeux d'été de Gaza. Cette année, l'organisation a eu un rôle déterminant en organisant des activités récréatives et éducatives tels que des ateliers de natation, de peinture ou encore de théâtre pour plus de 250.000 enfants et jeunes de la Bande Gaza », a déclaré le Conseiller spécial de l'ONU.

Depuis quatre ans, l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), organise dans la bande de Gaza des « Jeux d'été » pendant six semaines. Plus de 250.000 enfants participent ainsi à des activités sportives, récréatives ou culturelles dans 150 lieux du territoire palestinien.

« Les Nations Unies ont besoin de professionnels de l'aide humanitaire comme partenaire tel que Sharek Youth Forum », a dit Wilfried Lemke en appelant les autorités à autoriser l'ONG à reprendre ses activités.

Le 7 décembre dernier, le Coordonnateur humanitaire des Nations Unies pour le Territoire palestinien occupé, Maxwell Gaylard, avait tiré la sonnette d'alarme sur la fermeture forcée des bureaux de l'organisation.

Il avait souligné que la liberté d'association et la liberté d'expression étaient des droits fondamentaux protégés par le droit international et le droit palestinien. Le Coordonnateur a également exprimé son souhait de voir l'organisation Sharek continuer ses activités à Gaza « sans délais ni entrave ».