Au Pakistan, l'essentiel du travail humanitaire reste à faire, selon Amos

Au Pakistan, l'essentiel du travail humanitaire reste à faire, selon Amos

La chef d'OCHA, Valerie Amos, lors d'une visite au Pakistan.
Arrivée jeudi au Pakistan pour une visite de trois jours, la Secrétaire générale adjointe de l'ONU aux affaires humanitaires, Valerie Amos, a estimé que la plus grande partie du travail humanitaire restait à faire pour assister les millions de sinistrés des inondations qui ont touché le pays en juillet dernier.

« Le travail humanitaire consiste à atteindre les populations affectées par la crise, en fournissant une assistance d'urgence et en les soutenant dans les moments les plus difficiles », a-t-elle déclaré en débutant cette visite, la seconde depuis les inondations de l'été dernier. « Malheureusement, cette période difficile n'est pas terminée et une grande partie du travail à accomplir est devant nous », a-t-elle ajouté.

L'objectif de la chef de l'action humanitaire de l'ONU est de rappeler la situation de la population pakistanaise après cette crise sans précédent qui a affecté près de 18 millions de personnes. En partenariat avec le gouvernement du Pakistan, l'ONU et les organisations humanitaires ont déjà offert une aide d'urgence à des millions de personnes et ils travaillent désormais sur les projets de reconstruction et de réhabilitation des zones ravagées.

Pour financer ces opérations, l'ONU a lancé un appel de fonds de 1,94 milliard de dollars, dont 958 millions ont été collectés à ce jour, soit 49%, a indiqué jeudi le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), dans un communiqué.

« Ce que nous avons collecté est suffisant pour le futur immédiat mais nous devons tous faire plus, travailler ensemble pour aider les populations à retrouver une vie normale aussi vite que possible, assister ces victimes pour qu'elles retrouvent leurs moyens de subsistances » a déclaré Valerie Amos. « Nous devons nous battre pour surmonter et continuer à assister les populations du Pakistan et reconstruire leurs vies », a-t-elle conclu.