Réforme du Conseil de sécurité : Joseph Deiss appelle les Etats à être flexibles

Réforme du Conseil de sécurité : Joseph Deiss appelle les Etats à être flexibles

Joseph Deiss.
A l'occasion du débat annuel sur la réforme du Conseil de sécurité, le Président de l'Assemblée générale de l'ONU, Joseph Deiss, a encouragé les Etats membres à faire preuve de la flexibilité et de l'imagination nécessaire pour avancer sur cette question qui est débattue depuis 17 ans.

A l'occasion du débat annuel sur la réforme du Conseil de sécurité, le Président de l'Assemblée générale de l'ONU, Joseph Deiss, a encouragé les Etats membres à faire preuve de la flexibilité et de l'imagination nécessaire pour avancer sur cette question qui est débattue depuis 17 ans.

La configuration du Conseil de sécurité, 15 membres, dont cinq membres permanents avec un droit de veto (Chine, France, Royaume-Uni, Russie et Etats-Unis), n'a pas changé depuis sa création après la Deuxième guerre mondiale.

Des pays font valoir que cette structure ne représente pas les réalités du monde d'aujourd'hui. Les questions clés faisant l'objet de discussions sont la question du veto, la représentation régionale, la taille d'un Conseil élargi, et les méthodes de travail du Conseil et sa relation avec l'Assemblée générale.

« Il doit être très clair que la solution est entre vos mains », a dit Joseph Deiss aux Etats membres.

« C'est votre détermination à faire quelque chose de ce processus qui conduira à des progrès. Il est donc essentiel de montrer la flexibilité, la volonté de compromis, la bonne foi, la créativité et le respect mutuel dans une atmosphère à la fois transparente et ouverte à tous », a-t-il ajouté.

Selon le Président de l'Assemblée générale, la réforme du Conseil est indispensable pour réaffirmer le rôle central des Nations Unies dans la gouvernance mondiale, soulignant qu'il y avait « pratiquement un consensus complet » mondial sur la nécessité de s'adapter aux changements qui ont eu lieu depuis 1945.