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RDC : La MONUC va héliporter des gorilles pour les protéger

RDC : La MONUC va héliporter des gorilles pour les protéger

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Les Casques bleus de la Mission de l'Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) vont transporter par hélicoptère neuf gorilles orphelins de la région de Goma (RDC) et du Rwanda vers Kasugho, près de la réserve naturelle de Tayna, suite à la demande de l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN).

Les Casques bleus de la Mission de l'Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) vont transporter par hélicoptère neuf gorilles orphelins de la région de Goma (RDC) et du Rwanda vers Kasugho, près de la réserve naturelle de Tayna, suite à la demande de l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN).

« Protéger la Terre que nous partageons tous ne relève pas uniquement de la responsabilité des gouvernements », a déclaré le Représentant spécial de l'ONU en RDC et Chef de la MONUC, Alan Doss. « Cela nécessite une coopération à tous les niveaux pour combiner les efforts du gouvernement, des organisations non gouvernementales et des organisation internationales », a-t-il ajouté.

Les hélicoptères de la MONUC vont transporter en mai prochain trois jeunes gorilles de la région de Goma (province du Nord-Kivu) et six gorilles adolescents du Rwanda pour les remettre en liberté à Kasugho où ils seront protégés.

Les animaux seront accompagnés de vétérinaires, précise la MONUC. Les scientifiques de l'Institut congolais pour la conservation de la nature ont pensé que le transport par voie terrestre aurait été trop traumatisant.

On estime qu'il ne reste plus que 750 gorilles qui vivent dans les montagnes et 5.000 dans les plaines de l'est de la RDC, au Rwanda et en Ouganda.

Transférer ces animaux va aider à augmenter la population des gorilles du pays et va contribuer à améliorer l'écosystème qui a souffert, comme les hommes, de la guerre et de la violence, a dit M. Doss.

Selon le PNUE, les gorilles pourraient disparaître des vastes régions du Grand Bassin du Congo dès le milieu des années 2020, si des mesures urgentes ne sont pas prises pour sauvegarder leurs habitats et pour lutter contre le braconnage.

« En définitive, c'est aussi une tragédie pour les personnes qui vivent dans les communautés et les pays concernés. Ces atouts naturels sont leurs atouts : ceux qui sous-tendent la vie et la subsistance de millions de personnes », avait souligné le directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner, à l'occasion la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) qui se déroulait à Doha, au Qatar, la semaine dernière.