Népal: le Haut Commissariat des droits de l’homme réclame la fin des violences à Chitwan

Népal: le Haut Commissariat des droits de l’homme réclame la fin des violences à Chitwan

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Le bureau du Haut Commissariat des droits de l’homme (HCDH) du Népal à demandé que les manifestations à Chitwan cessent et se résolvent par le dialogue, à la suite du décès de deux manifestants et de la mort d’un membre de la force de police armée (APF).

Le bureau du Haut Commissariat des droits de l'homme (HCDH) du Népal à demandé que les manifestations à Chitwan cessent et se résolvent par le dialogue, à la suite du décès de deux manifestants et de la mort d'un membre de la force de police armée (APF).

Les groupes de manifestants ne devraient utiliser que des moyens de protestation pacifiques, tandis que la police Népalaise et l'APF ne devraient utiliser qu'un minimum de force, et si cette force est nécessaire, s'assurer qu'elle est proportionnelle à la menace posée, indique un communiqué.

Le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) du Népal est particulièrement inquiet de l'utilisation d'armes à feu par la police. Une personne a été tuée et plusieurs blessées, dont trois gravement, après que la police a tiré à Tandi VDC, au Chitwan, la nuit du 5 mars. Un couvre-feu a depuis été déclaré dans la municipalité de Ratnanagar.

Alors que la police affirme que les coups de feu ont été tirés en légitime défense contre une manifestation violente, le HCDH du Népal souligne que les armes à feu ne devraient pas être utilisées dans les manifestations sauf en cas de sérieux danger de mort et seulement une fois que toutes les autres alternatives aient été considéré.

Le Bureau est également inquiet des informations montrant que deux membres de l'AFP ont été attaqués par des manifestants avec des khukuris (de grands couteaux) pendant la manifestation du 6 mars. Une des victimes est morte par la suite de ses blessures et la deuxième est gravement blessée.

Le HCDH à renouvelé sa demande d'investigations approfondies et indépendantes de ces meurtres.

Le représentant du HCDH au Népal, Richard Bennett, a dit avoir discuté avec le gouvernement, la police et les représentants de quelques groupes manifestants.

« J'ai exprimé mes inquiétudes sur les violences dans les manifestations et l'utilisation d'armes. Le gouvernement m'a également informé qu'il avait changé sa décision de catégoriser plusieurs groupes Terai comme Madheshis. Finalement, je note que l'imposition d'un couvre-feu ne justifie pas l'utilisation d'armes à feu dans des situations qui ne posent pas de danger de mort » a-t-il fait remarquer.