Ban Ki-moon : « il est toujours possible à l'Érythrée de revoir sa position »

6 mars 2008

« Les restrictions imposées par les autorités érythréennes à la MINUEE sont inacceptables et constituent une violation des principes fondamentaux du maintien de la paix », affirme le Secrétaire général dans son rapport spécial au Conseil de sécurité sur la Mission des Nations Unies en Éthiopie et en Érythrée (MINUEE), rendu public aujourd'hui.

« Les restrictions imposées par les autorités érythréennes à la MINUEE sont inacceptables et constituent une violation des principes fondamentaux du maintien de la paix », affirme le Secrétaire général dans son rapport spécial au Conseil de sécurité sur la Mission des Nations Unies en Éthiopie et en Érythrée (MINUEE), rendu public aujourd'hui.

Depuis que le Secrétaire général a pris la décision de transférer provisoirement le personnel et le matériel de la Mission de l'Érythrée vers l'Éthiopie, en raison de l'impossibilité de se procurer du carburant, les opérations de redéploiement se sont heurtées à différents obstacles qui ont contraint la Mission à recourir à un plan de rechange (dépêche du 14.02.2008).

Le personnel et le matériel de la Zone temporaire de sécurité ont donc été regroupés à Asmara, la capitale érythréenne, et à Assab. « Mais il n'y a pas à Asmara et à Assab d'installations se prêtant à un séjour prolongé des contingents », informe le rapport.

Devant les difficiles conditions imposées au personnel militaire, logé dans des installations de fortune surpeuplées, le Secrétaire général a donc donné l'instruction d'entamer le processus de transfert du personnel militaire vers leur pays d'origine, en attendant une décision définitive du Conseil de sécurité sur l'avenir de la MINUEE.

Quant aux autres personnels, compte tenu de la « situation intenable » dans laquelle l'Érythrée a placé la Mission, le Secrétaire général recommande de transférer le personnel sans des lieux de réinstallation durable.

« En tant que partie à l'Accord de cessation des hostilités, en vertu duquel les deux pays ont invité les Nations Unies à déployer une mission de maintien de la paix sur leur territoire, l'Érythrée est tenue de traiter les membres de celle-ci avec respect et dignité et de garantir leur sûreté et leur sécurité, ainsi que leur droit de se déplacer librement et de ne se voir imposer aucune restriction dans l'accomplissement de leurs tâches », rappelle le Secrétaire général.

S'il est « toujours possible » à l'Érythrée de revenir sur sa position, de réapprovisionner la Mission en carburant et de lever les restrictions, a indiqué Ban Ki-moon, le pays a aussi l'obligation, en cas contraire, de faciliter le transfert « sans heurts et de façon ordonnée » du personnel de maintien de la paix et de ses équipements vers Asmara.

Tout en réitérant son offre de bons offices aux deux parties, il a appelé à la résolution des questions politiques et juridiques « fondamentales » qui se trouvent au centre du différend entre l'Éthiopie et l'Érythrée.

 

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