Sahara-Occidental : la Mission de l&#39ONU prorogée jusqu&#39en avril 2008

31 octobre 2007

Le Conseil de sécurité a décidé cet après-midi de proroger au 30 avril 2008 le mandat de la Mission des Nations Unies pour l&#39organisation d&#39un référendum au Sahara occidental (MINURSO).

Le Conseil de sécurité, par sa résolution 1783 (2007), adoptée à l'unanimité, « demande aux parties de continuer de faire preuve de volonté politique et de travailler dans une atmosphère propice au dialogue afin d'engager des négociations de fond ».

Le Conseil demande en outre aux parties de « poursuivre les négociations sous les auspices du Secrétaire général, sans conditions préalables et de bonne foi, en tenant compte des efforts réalisés depuis 2006 et des événements des derniers mois », et ce, dans l'objectif de parvenir à une « solution politique juste, durable et mutuellement acceptable » permettant « l'autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le contexte d'arrangements compatibles avec les buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies ».

Dans son dernier rapport au Conseil de sécurité, le Secrétaire général recommandait « que le Conseil demande à nouveau aux parties, le Maroc et le Front POLISARIO, d'engager de réelles négociations, et d'assurer ainsi une application plus effective de sa résolution 1754 (2007) » (dépêche du 23.10.2007).

Le représentant de l'Afrique du Sud, Dumisani Kumalo, a regretté, avant le vote, que le projet de résolution ne fasse aucune mention des droits de l'homme au Sahara occidental.

« Le Conseil de sécurité aurait dû soutenir le Secrétaire général dans ses observations et avertissements aux parties », a-t-il ajouté, déplorant une politique des « deux poids deux mesures » qui explique, à ses yeux, « le fait que les décisions du Conseil ne soient pas, parfois, prises au sérieux ».

Le délégué a en outre exprimé son « profond regret que le Conseil n'ait même pas pu, comme il a l'habitude de le faire, accueillir favorablement le rapport du Secrétaire général ». « Certains n'ont pas aimé ce qui figurait dans le rapport, laissant à penser qu'ils soutenaient l'une des parties », a-t-il expliqué, « estimant que toute tentative de placer la proposition d'une partie au-dessus d'une autre était de nature à saper le processus de négociation ».

 

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