Le Timor Leste doit poursuivre sur la lancée du succès des élections présidentielles, estime Atul Khare

1 juin 2007

Les élections législatives du 30 juin représentent un défi encore plus grand pour le Timor Leste que le scrutin présidentiel , a expliqué aujourd&#39hui devant la presse le Représentant spécial du Secrétaire général dans le pays, Atul Khare, soulignant qu&#39il est peu probable qu&#39une majorité claire se dégage.

Les élections législatives du 30 juin représentent un défi encore plus grand pour le Timor Leste que le scrutin présidentiel, a expliqué aujourd'hui devant la presse le Représentant spécial du Secrétaire général dans le pays, Atul Khare, soulignant qu'il est peu probable qu'une majorité claire se dégage.

« Juste après les élections, le principal défi sera de former un gouvernement », a expliqué le Représentant spécial.

« En effet, 14 partis sont en lice avec un système de représentation proportionnelle et il va donc falloir que les partis forment une coalition, un processus pour lequel le pays n'a aucune expérience politique ».

Le Parlement timorais comptera 65 députés, avec un minimum de 3% des votes à obtenir pour disposer d'un siège. Une spécificité du code électoral est que la quatrième position sur une liste doit être occupée par une femme, a indiqué le Représentant spécial.

Assurant que tous les efforts étaient fournis pour que ce scrutin soit couronné du même succès et se déroule dans le même esprit pacifique que les élections présidentielles, Atul Khare a rappelé que ces dernières avaient été profondément satisfaisantes.

« Elles se sont même « bien mieux déroulées que ce que l'on pouvait espérer il y a six mois », a-t-il insisté.

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour le Timor Leste, Atul Khare, a souligné que le passage du pouvoir entre Xanana Gusmao et Jose Ramos-Horta, nouvellement élu, avait montré le respect des principes démocratiques dans le pays.

Les partis en lice se réunissent plus fréquemment et de manière plus constructive, a-t-il affirmé, soulignant que le 25 mai, ils avaient non seulement signé un code de conduite similaire à celui adopté par les candidats à la présidentielle, mais qu'ils s'étaient aussi engagés en faveur de la bonne gouvernance après les élections.

De nombreux défis demeureront après ces élections, notamment en matière de renforcement du secteur de la sécurité (police et armée), de renforcement et de réforme du secteur de la justice, de la bonne gouvernance et de développement dans un cadre démocratique.

Su tous ces dossiers, Atul Khare a une nouvelle fois assuré du soutien des Nations Unies au Timor-Leste.

Interrogé sur les raisons qui conduisent à des actes de violence toujours courants au Timor Leste, Atul Khare a expliqué qu'il existait à la fois une violence liée aux gangs et une violence entre partisans politiques.

Il s'est félicité à cet égard que tous les dirigeants politiques considèrent ces affrontements entre partisans politiques comme « inacceptables ».

Concernant la politique de la MINUT (Mission intégrée des Nations Unies au Timor-Leste) relativement aux cas de mauvaise conduite au sein de son personnel, Atul Khare a assuré suivre la politique de tolérance zéro.

Deux membres du personnel ont été rapatriés. Quatre allégations d'abus sexuels perpétrés ont été formulées à l'encontre de membres de la MINUT : deux d'entre elles ont été abandonnées par manque de preuves alors que l'enquête se poursuit sur les deux autres, a-t-il dit.

 

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