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Nucléaire iranien : aucune partie n&#39a intérêt à un affrontement, estime le Secrétaire général

Nucléaire iranien : aucune partie n&#39a intérêt à un affrontement, estime le Secrétaire général

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Kofi Annan s&#39est félicité aujourd&#39hui devant la presse du « léger progrès » accompli par l&#39Iran sur la question des négociations sur la suspension de son programme d&#39enrichissement de l&#39uranium, rappelant qu&#39aucune partie n&#39avait intérêt à un affrontement.

Lors d'une conférence de presse donnée au siège de l'ONU à New York, le Secrétaire général a annoncé qu'il avait eu l'occasion d'aborder la question avec les dirigeants du pays lors de sa visite à Téhéran, même si l'objet de son voyage était d'obtenir leur soutien à la mise en oeuvre de la résolution 1701 (2006) sur le Liban.

imageRetransmission de la conférence de presse[63mins]

Il a salué la réunion qu'a eue samedi dernier Javier Solana, le chef de la diplomatie de l'Union européenne, avec Ali Larijani, le négociateur iranien, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale de l'Iran, qui apparaît « fructueuse », et celle prévue pour jeudi.

« Je remarque qu'il y a un léger changement. Lorsque j'étais en Iran, les Iraniens soutenaient qu'ils n'accepteraient pas comme préalable la suspension de l'enrichissement de l'uranium, mais que la suspension pouvait faire partie du programme de négociations », a-t-il affirmé.

« Je ne pense pas que la confrontation soit dans l'intérêt de quiconque. Je peux aussi dire que les dirigeants de la région sont anxieux et qu'ils m'ont dit 'on ne peut pas se permettre d'avoir une autre crise dans la région' », a-t-il rapporté.

Kofi Annan a appelé une fois de plus les Iraniens à « lever l'ambigüité » qui pèse sur le caractère purement civil de leur programme nucléaire.

Interrogé sur la patience et la limite de ce que devraient supporter les pays européens, il a souligné qu'il y avait nettement un problème de confiance entre les pays occidentaux et l'Iran et qu'il faudrait y travailler.