Le Conseil de sécurité exige la levée des restrictions imposées à l'ONU par l'Erythrée

23 novembre 2005

Dans une résolution adoptée aujourd'hui, le Conseil de sécurité a enjoint l'Erythrée d'annuler sans plus tarder sa décision d'interdire les vols d'hélicoptère de la Mission des Nations Unies et appelé l'Ethiopie à accepter la délimitation de la frontière entre les deux pays.

Dans une résolution, adoptée aujourd'hui à l'unanimité, le Conseil de sécurité a déploré que l'Érythrée continue d'imposer des restrictions à la liberté de mouvement de la MINUEE.

Le Conseil exige du gouvernement érythréen « qu'il annule sans plus tarder et sans préalable sa décision d'interdire les vols d'hélicoptère de la MINUEE, de même que les restrictions supplémentaires imposées aux opérations de la Mission, et qu'il fournisse à celle-ci l'accès, l'assistance, le soutien et la protection dont elle a besoin pour s'acquitter de sa tâche ».

La résolution demande aussi « aux deux parties de faire preuve de la plus grande retenue et de s'abstenir de recourir à la menace ou à l'emploi de la force l'une contre l'autre » et exige « qu'elles ramènent leur niveau de déploiement à ce qu'il était le 16 décembre 2004, le redéploiement devant commencer avec effet immédiat et s'achever dans les 30 jours, afin d'empêcher la situation de s'aggraver ».

En préambule, le Conseil se déclarait très préoccupé de « la forte concentration de troupes de part et d'autre de la zone de sécurité temporaire » et soulignait que « la persistance de cet état de choses constituerait une menace contre la paix et la sécurité internationales ».

La résolution exige par ailleurs de l'Éthiopie « qu'elle accepte pleinement et sans plus tarder la décision définitive et contraignante de la Commission du tracé de la frontière et prenne immédiatement des mesures concrètes pour permettre, sans préalable, à la Commission de procéder à l'abornement intégral et rapide de la frontière ».

Le Conseil a enfin pris acte du rapport (S/2005/723) de Kenzo Oshima, ambassadeur japonais et président du Groupe de travail du Conseil de sécurité sur les opérations de maintien de la paix, qui avait effectué, du 6 au 9 novembre dernier, une visite en Éthiopie et en Érythrée.

Dans son rapport, Kenzo Oshima recommandait au Conseil de demander au Secrétaire général et aux pays qui ont une influence sur les deux parties de lancer une nouvelle série d'initiatives diplomatiques énergiques pour sortir de l'impasse.

« Si l'idée de dépêcher un envoyé spécial du Secrétaire général semble inacceptable pour l'une d'entre elles, il faut continuer à s'efforcer de les mobiliser pour dénouer la crise », insistait l'Ambassadeur.

 

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