Côte d'Ivoire : l'Envoyé de l'ONU demain à Addis-Abeba pour un sommet de l'Union africaine

5 octobre 2005

L'Envoyé de l'ONU pour la Côte d'Ivoire a quitté Abidjan hier pour Addis-Abeba où il participera demain à une réunion du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine consacrée à la situation en Côte d'Ivoire, a annoncé le porte-parole du Secrétaire général.

Pierre Schori, Représentant spécial du Secrétaire général pour la Côte d'Ivoire, s'est entretenu hier avec le président de la Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, de la situation dans le pays, a par ailleurs indiqué Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général, lors de son point de presse quotidien au siège de l'ONU à New York.

Suite au sommet qu'elle a tenu, la semaine dernière à Abuja, sur la crise ivoirienne, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) présentera, au cours de la réunion du Conseil de l'Union africaine, ses recommandations sur la marche à suivre en Côte d'Ivoire après le 30 octobre – date à laquelle les élections dans le pays étaient prévues par la Constitution, a ajouté le porte-parole.

Rappelant qu'il était maintenant certain que les élections en Côte d'Ivoire n'auraient pas lieu comme prévu le 30 octobre prochain, le Secrétaire général avait appelé, dans son dernier rapport sur l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) publié le 29 septembre, au rétablissement de la Commission électorale indépendante.

« Les obstacles à la tenue d'élection libres, justes et transparentes en Côte d'Ivoire demeurent conséquents », avait indiqué le Secrétaire général.

Le Secrétaire général avait aussi appelé le Conseil de sécurité à prendre des sanctions ciblées contre les individus qui entravent le processus de paix et notamment celles envisagées dans la résolution 1572 - gel des avoirs et interdictions de voyager pour les sanctions individuelles (voir notre dépêche du 29 septembre 2005).

Dans une déclaration à la presse, le Conseil de sécurité de sécurité avait annoncé, le 22 septembre dernier, que son Comité des sanctions concernant la Côte d'Ivoire se rendrait prochainement dans le pays – le 17 octobre - afin de désigner les personnes qui font peser une menace sur le processus de paix et qui pourraient être visées par les sanctions prévues.

A cette occasion, les membres du Conseil avaient renouvelé leur appui à l'action menée par l'Union africaine et la CEDEAO en vue de promouvoir le paix et la réconciliation nationale en Côte d'Ivoire, ainsi qu'au rôle de médiation que continue de jouer le président Mbeki de l'Afrique du Sud (voir notre dépêche du 22 septembre 2005).

Le 22 septembre dernier également, Pierre Schori avait lancé de nouveau un avertissement contre les médias de la haine et prévenu contre toute tentative d'attiser la violence « à un moment où l'air est plein d'incertitudes et les rues pleines de kalachnikovs » (voir notre dépêche du 22 septembre 2005).

 

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