L'ONU renforce ses activités de secours au Niger

9 août 2005

Les agences des Nations Unies intervenant au Niger renforcent leurs activités d'assistance aux populations touchées par la crise alimentaire, alors que les ressources dont elles ont besoin demeurent encore insuffisantes. Elles démentent aussi les déclarations tendant à minimiser la crise dans le pays.

Les donateurs se sont engagés à verser 26 millions de dollars sur les 81 millions demandés par l'Appel d'urgence de l'ONU, indique un communiqué du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA selon l'acronyme anglais).

Le Gouvernement nigérien, le Programme alimentaire mondial (PAM), les agences des Nations Unies chargées de la distribution de l'aide et l'ONG PLAN coordonnent la planification de l'assistance, pour que celle-ci parvienne bien à chacune des 2,65 millions de personnes qui en ont besoin dans le courant du mois d'août.

Toutefois, les ressources dont les organisations humanitaires ont besoin pour mener les opérations de nutrition et de santé restent largement insuffisantes. Les ressources actuellement disponibles ne représentent que 4% des besoins, malgré les appels et les avertissements lancés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a mis en garde la communauté internationale contre une possible propagation de maladies transmissibles telles que le paludisme, les diarrhées, le choléra, les hépatites ou la rougeole.

Du 24 juillet au 3 août, le Programme alimentaire mondial (PAM) a déjà envoyé et distribué 2 700 tonnes métriques de produits alimentaires en vue de nourrir 230 000 personnes, tandis qu'à la date du 29 juillet, l'ONG PLAN avait acheminé 2 350 tonnes métriques de riz vers 99 villages.

Lire aussi le communiqué de presse du 9 août 2005, ainsi que notre dépêche du 5 août 2005.

Selon les informations parues dans la presse, le Président du Niger, Mamadou Tanja, admet qu'« il existe des poches de disette, des suites de la sécheresse et de l'invasion acridienne » mais il a accusé l'opposition politique et les agences de l'ONU d'utiliser la crise alimentaire au Niger pour des raisons politiques ou financières.

Le PAM rappelle pour sa part que la crise au Niger n'est pas exagérée.

- Ecouter, sur la radio de l'ONU, l'entretien avec Christiane Berthiaume, porte parole du PAM à Genève

 

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