Sierra Leone : un Bureau intégré pourrait succéder à la MINUSIL dont le mandat expire fin décembre

2 août 2005

Dans un rapport paru aujourd'hui, le Secrétaire général précise son plan de sortie pour la Mission de l'ONU en Sierra Leone, en préconisant la création d'un « bureau intégré » qui continuerait de jouer un rôle d'assistance aux autorités, allant de la gouvernance à la justice, en passant par l'information. Le rapport appelle aussi le Conseil de sécurité à soutenir le Tribunal spécial pour la Sierra Leone.

Dans un rapport paru aujourd'hui, le Secrétaire général précise son plan de sortie pour la Mission de l'ONU en Sierra Leone, en préconisant la création d'un « bureau intégré » qui continuerait de jouer un rôle d'assistance aux autorités, allant de la gouvernance à la justice, en passant par l'information. Le rapport appelle aussi le Conseil de sécurité à soutenir le Tribunal spécial pour la Sierra Leone.

Par sa résolution 1610 (2005) du 30 juin 2005, le Conseil de sécurité avait décidé de proroger le mandat de la MINUSIL pour une période finale de six mois jusqu'au 31 décembre 2005 et avait prié le Secrétaire général de « parachever la planification nécessaire en vue d'une présence intégrée appropriée du système des Nations Unies en Sierra Leone ».

Dans son rapport au Conseil de sécurité publié aujourd'hui, en addendum au rapport diffusé le 26 avril dernier, Kofi Annan préconise la création d'un « bureau intégré des Nations Unies de taille modeste […] pour une période initiale de 12 mois, commençant le 1er janvier 2006 ».

Ce Bureau aurait notamment pour mandat de renforcer les capacités des institutions publiques, d'élaborer un plan d'action national en matière de droits de l'homme et de mettre en place une commission nationale des droits de l'homme, et de renforcer la bonne gouvernance, la transparence et la responsabilité des institutions publiques.

Il jouerait aussi un rôle d'assistance électorale afin d'organiser des « élections libres, honnêtes et crédibles en 2007 », et pourrait contribuer au renforcement des institutions judiciaires.

Enfin, il jouerait un rôle d'information par la mise en place d'une « infrastructure indépendante et efficace de radiodiffusion publique », en partant de Radio MINUSIL, la radio de la Mission des Nations Unies en Sierra Leone (MINUSIL)

Le Secrétaire général précise que le bureau intégré des Nations Unies serait dirigé par son Représentant exécutif, qui remplirait également les fonctions de représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et de coordonnateur résident et coordonnateur pour les affaires humanitaires des Nations Unies.

« Après le retrait de la MINUSIL, l'ONU devra maintenir son engagement et travailler en étroite collaboration avec le gouvernement du pays », souligne le Secrétaire général, qui rappelle par ailleurs le rôle primordial joué par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone, « en traduisant en justice les personnes qui portent la responsabilité la plus lourde des crimes commis pendant le conflit en Sierra Leone ».

« Il est capital qu'il soit efficacement protégé afin qu'il puisse mener à bien ses travaux. Le Tribunal, qui contribue concrètement à la réconciliation nationale et renforce ainsi la consolidation de la paix en Sierra Leone, peut aussi servir de modèle pour faire en sorte qu'en cas de crimes commis pendant d'autres conflits, les auteurs doivent répondre de leurs actes et que l'on lutte contre l'impunité, de façon rapide et sans coûts excessifs », conclut le rapport.

 

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