Côte d'Ivoire : l'ONUCI remet à la police les auteurs de l'attaque contre les Forces Nouvelles

Côte d'Ivoire : l'ONUCI remet à la police les auteurs de l'attaque contre les Forces Nouvelles

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Les 87 assaillants appréhendés alors qu'ils attaquaient des éléments des Forces Nouvelles à Logoualé, vendredi dernier, ont été remis à la police par la Mission de l'ONU, deux mineurs ayant été remis à l'agence de l'ONU pour l'enfance.

« L'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire ( ONUCI ) a transféré jeudi 3 mars 2005 les éléments armés qui étaient retenus à sa base de Man au Commissaire de police de Guiglo pour que des mesures judiciaires appropriées soient prises à leur encontre », a annoncé aujourd'hui le Commandant des Forces de l'ONUCI, le général Abdoulaye Fall, au cours d'une conférence de presse à donnée à Abidjan après une visite à Logoualé.

A la suite de l'attaque contre un poste de contrôle des Forces Nouvelles à Logoualé le 28 février 2005, l'ONUCI était intervenue pour rétablir la sécurité et avait appréhendé 87 assaillants dont deux mineurs, rappelle le communiqué de la Mission (voir notre dépêche du 28 février 2005).

« Les 87 assaillants ont été conduits à la base de l'ONUCI à Man », où, selon la Mission, « les conditions sécuritaires étaient réunies »

L'ONUCI a par ailleurs remis les deux mineurs à l'antenne du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) de Man, a ajouté le général Fall, niant « énergiquement que l'ONUCI ait livré aux Forces Nouvelles certains des hommes armés qu'elle avait gardés à sa base de Man pour des raisons de sécurité ».

« Tous ceux qui étaient sous notre protection ont été remis sains et saufs aux autorités compétentes » a-t-il déclaré sur ce chapitre.

Par ailleurs, le général Fall a lancé un appel à toutes les parties pour qu'elles jouent le rôle qui doit être le leur dans la poursuite du processus de paix.

Le 2 mars, le Secrétaire général, Kofi Annan, s'était déclaré « très préoccupé par la multiplication récente d'incidents graves dans et autour de la Zone de confiance ». Il avait appelé les parties à « freiner toutes les milices » et rappelé « à leurs chefs et à ceux qui les suivent, qu'ils seront tenus responsables de toute attaque préméditée », y compris par des sanctions sur la base de la résolution 1572 (2004) du Conseil de sécurité (voir notre dépêche du 2 mars 2005).