Renforcer les liens entre l'Union africaine et les Nations Unies, propose le Secrétaire général à Abuja

31 janvier 2005

« Clef du succès » pour permettre à l'Afrique d'atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement d'ici à 2015 et pour que le continent parvienne à régler ses conflits, le Secrétaire général a préconisé dimanche à Abuja le renforcement des liens entre les Nations Unies et l'Union Africaine.

« Clef du succès » pour que l'Afrique puisse atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement d'ici à 2015 et pour que le continent puisse résoudre ses conflits, le Secrétaire général a préconisé dimanche à Abuja le renforcement des liens entre les Nations Unies et l'Union Africaine.

« L'Afrique n'est pour l'instant par sur les rails pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement. Mais elle peut atteindre ces objectifs d'ici à 2015 si le partenariat mondial promis depuis longtemps se mobilise véritablement », a déclaré Kofi Annan dans un discours prononcé dimanche 30 janvier, lors du quatrième sommet de l'Union Africaine (UA) qui s'est tenu du 24 au 31 janvier à Abuja au Nigeria.

Ce Sommet, où ont été abordés la question des maladies qui ravagent l'Afrique comme celle des conflits qui déchirent le continent, notamment en Côte d'Ivoire, en Somalie, en République démocratique du Congo et au Soudan, a été l'occasion pour Kofi Annan de prôner un renforcement des liens entre les Nations Unies et l'Union africaine (UA) pour aider l'Afrique à atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement d'ici à 2015.

« Une clef de ce succès sera la création d'une relation encore plus étroite entre les Nations Unies et l'Union Africaine », a déclaré Kofi Annan, précisant qu'il attachait « la plus grande importance » au développement de ces liens.

A Abuja, le Secrétaire général a rappelé qu'il attendait aussi beaucoup du sommet de New York qui réunira en septembre prochain tous les Etats Membres pour examiner les progrès accomplis au cours des cinq ans écoulés depuis l'adoption de la Déclaration du Millénaire, plus particulièrement en Afrique.

« Le sommet de septembre donnera aux leaders africains 'une opportunité sans précédent' d'être entendus et compris », a souligné le Secrétaire général qui a rappelé que 4 Etats africains seulement – l'Egypte, l'Ethiopie, le Libéria et l'Afrique du Sud – avaient participé à la Conférence de San Francisco en 1945, contre 52 pays africains qui seront présents au Sommet de New York en septembre.

Dans son discours, Kofi Annan a aussi évoqué le rapport du Groupe de personnalités de haut niveau, intitulé « Un monde plus sûr : notre affaire à tous », dont « les recommandations permettrait de sauver, en Afrique plus que nulle par ailleurs, des vies » (voir notre dépêche du 2 novembre 2004).

« Le rapport soutient l'idée que la pauvreté et les maladies infectieuses comme le VIH/sida qui affecte plusieurs millions de personnes chaque année constituent les plus graves menaces à la paix et la sécurité », a rappelé Kofi Annan, ajoutant que le rapport défendait aussi l'idée que « pour bâtir un système de sécurité collective efficace, la lutte contre la pauvreté devait être au centre des efforts » menés.

Le Secrétaire général a enfin évoqué le rapport du Projet du Millénaire, intitulé « Investir dans le développement : plan pratique pour réaliser les objectifs du Millénaire pour le développement », pour rappeler que « la majorité des recommandations de ce rapport avaient clairement été rédigées avec l'Afrique présente à l'esprit » (voir notre dépêche du 27 janvier dernier).

« Le rapport appelle les Etats africains à adopter des stratégies de développement suffisamment audacieuses pour atteindre les Objectifs du Millénaire ». « Il appelle les donateurs et les Africains à identifier les fossés financiers et à les combler par des mesures significatives de l'augmentation de l'aide publique au développement et d'une réduction de la dette », a rappelé le Secrétaire général.

« Réaliser les investissements nécessaires pour éradiquer la pauvreté dans le monde », « bâtir un système de sécurité collective capable d'appréhender les défis du 21e siècle » et « réformer nos institutions mondiales dont celles des Nations Unies » sont les principaux défis auxquels doivent s'attaquer tous les Etats Membres, a insisté le Secrétaire général.

 

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