Rapport sur le Darfour au Conseil de sécurité jeudi prochain

1 novembre 2004

Alors que les intervenants humanitaires continuent à pâtir de l'insécurité sur le terrain, le Représentant spécial de l'ONU pour le Soudan devrait effectuer jeudi son bilan mensuel sur les progrès réalisés au Darfour en matière de protection de la population et du désarmement des milices.

Le Représentant spécial de l'ONU pour le Soudan, Jan Pronk, se trouve en ce moment à New York en prévision de son exposé mensuel au Conseil de Sécurité, qui devrait avoir lieu jeudi prochain, a indiqué aujourd'hui le porte-parole de l'ONU, Fred Eckhard, au cours de point de presse qui se déroule quotidiennement au Siège de l'Organisation.

Ce sera la troisième fois que Jan Pronk fera le point sur les éventuels progrès réalisés dans l'application des mesures prévues dans la Déclaration ONU/ Soudan du 3 juillet dernier et le Plan d'action élaboré dans le cadre du Mécanisme conjoint d'application mis en place.

Ces deux documents prévoyaient notamment le désarmement des milices et groupes armés accusés de se livrer à des attaques en règle sur les populations du Darfour, menant ce que le Coordonnateur des secours d'urgence, Jan Egeland, alertant sur la situation, avait appelé la « politique de la terre brûlée. »

Les derniers rapports effectués par Jan Pronk auprès du Conseil de sécurité ont mis en évidence une évolution de la situation positive au plan humanitaire, les agences étant désormais autorisées à pénétrer plus largement au Darfour pour y apporter leur aide à la population tandis qu'à l'inverse, des attaques lancées contre les civils continuaient à être signalées.

C'est ainsi qu'encore aujourd'hui, le porte-parole de l'ONU a fait état de problèmes de sécurité qui se sont produits dans les trois Darfour, obligeant, dans certains cas, les agences humanitaires à limiter leurs opérations d'assistance et à déplacer leur personnel en raison de l'insécurité.

Récemment l'Union africaine annonçait l'envoi de près de 3 000 hommes au Darfour mais indiquait également attendre l'appui logistique extérieur préconisé par le Conseil de sécurité (voir notre dépêche du 21 octobre).

S'exprimant récemment devant la presse, Jan Egeland, avait déclaré que, ce que les agences humanitaires attendaient désormais, c'était le déploiement des forces de l'Union Africaine (se référer à notre dépêche du 21 octobre).

« Nous avons présents sur le terrain 7 80 employés internationaux et 5 500 employés locaux et nous nous sentons très seuls au Darfour en ce moment. Nous avons besoin de cette présence de l'Union africaine », avait-il insisté.

 

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