Effectif de la MONUC renforcé de 5 900 éléments, décide le Conseil de sécurité

1 octobre 2004

Le Conseil de sécurité a décidé aujourd'hui d'autoriser l'augmentation des effectifs de la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) de 5 900 éléments, au lieu des 12 100 initialement réclamé par le Secrétaire général, et de proroger son déploiement jusqu'au 31 mars 2005.

La résolution 1565, adoptée à l'unanimité par le Conseil, prévoit dans cette augmentation des effectifs de la MONUC, 341 personnels de police civile, du personnel civil et différents apports logistiques.

Les membres du Conseil de sécurité se sont en outre déclarés résolus à continuer à examiner régulièrement l'effectif et la structure de la MONUC, en tenant compte de l'évolution de la situation sur le terrain.

Le renforcement de la Mission de l'ONU en RDC se situe donc nettement en deçà des demandes initiales du Secrétaire général qui dans son rapport en date du 16 août, réclamait que l'effectif soit renforcé de 12 100 personnes dont 507 auraient été affectées à la police civile (voir dépêche du 20 août).

Le Secrétaire général justifiait une telle augmentation par l'instabilité de la situation dans les Kivus dans lesquels il prévoyait de déployer des bataillons et par les problèmes qui pouvaient se poser dans des régions qualifiées « des zones à très haut risque » au moment où la RDC entre en phase électorale : le Katanga et les Kasaïs.

Dans une lettre ultérieure (cf. dépêche du 8 septembre), le Secrétaire général proposait cependant au Conseil d'envoyer deux bataillons et quatre hélicoptères pour parer au risque de dégradation de la situation et en prenant soin de préciser qu'il ne s'agissait que « ces aides supplémentaires ne satisferaient pas les besoins nécessaires sur le long terme, pour renforcer la MONUC conformément aux plans décrits dans [son] troisième rapport spécial. »

C'est pour une solution intermédiaire qu'a opté le Conseil qui prie le Secrétaire général de déployer d'urgence les deux bataillons et les quatre hélicoptères réclamés et les capacités excédentaires aussitôt que possible dans les provinces orientales du Nord et du Sud-Kivu.

Il souscrit aux recommandations du Secrétaire général en détaillant par ailleurs le mandat de la MONUC autorisée désormais spécifiquement à « appuyer les opérations de désarmement de combattants étrangers conduites par les Forces armées de la République démocratique du Congo, y compris en mettant en ?uvre les mesures inventoriées dans le troisième rapport spécial du Secrétaire général. »

Elle est également désormais officiellement mandaté, entre autres mesures pour établir les relations opérationnelles nécessaires avec l'Opération des Nations Unies au Burundi (ONUB), et avec les Gouvernements de la République démocratique du Congo et du Burundi afin de coordonner les efforts tendant à surveiller et à décourager les mouvements transfrontaliers de combattants entre les deux pays.

 

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