Kofi Annan aux francophones : il y a du pain sur la planche !

Kofi Annan aux francophones : il y a du pain sur la planche !

Lors du traditionnel repas des francophones, le Secrétaire général a salué, en français, la volonté d'ouverture de la Francophonie « au moment où le dialogue des cultures est plus nécessaire que jamais. »

« Face à la tentation de diviser le monde en blocs ethniques, religieux ou culturels, les francophones défendent l'idée d'une communauté de cœur et d'esprit, fondée sur des valeurs partagées : la liberté, l'égalité, la tolérance », a déclaré Kofi Annan, lors du toast qu'il a porté au cours du dîner des francophones auquel participaient hier soir le ministre des Affaires étrangères de la France, Michel Barnier et le Président de l'Assemblée générale, Jean Ping, et leurs épouses.

« Plus qu'une tradition, ce dîner est le signe du plaisir que les francophones du monde entier éprouvent à resserrer leurs liens d'amitié. Des liens tissés au fil de l'histoire, mais aussi tournés vers l'avenir, a poursuivi le Secrétaire général de l'ONU qui a rendu hommage au « combat que la Francophonie mène en faveur de la diversité linguistique et culturelle » et à sa « volonté d'ouverture au moment où le dialogue des cultures est plus nécessaire que jamais. »

« Dans deux mois, le Sommet de Ouagadougou doit fixer les orientations de la Francophonie pour les dix ans à venir », a rappelé Kofi Annan qui a ajouté que « l'ONU appuyait sans réserve un mouvement qui sert la cause de la démocratie, des droits de l'homme, de la paix et du progrès. »

Qualifiant de trésor la langue que les francophones ont en partage, il a affirmé ne pas lui rendre toujours justice mais avoir trouvé un moyen à remédier à cela en apprenant la gastronomie. « Celui qui maîtrise le vocabulaire culinaire peut savourer n'importe quelle conversation, y compris le jargon diplomatique », a-t-il affirmé.

Kofi Annan a affirmé avoir eu l'occasion de vérifier cela en écoutant un diplomate lui répondre « mi-figue, mi-raisin » à l'issue d'une négociation : « On fait monter la mayonnaise. Chacun veut mettre son grain de sel. Si les choses tournent au vinaigre, on pourrait se retrouver dans le pétrin. »

Et le Secrétaire général d'enchaîner : « Craignant que la presse n'en fasse ses choux gras, j'ai tout de suite mis la main à la pâte. J'ai conseillé à chacun de mettre de l'eau dans son vin. Ils ont fini par couper la poire en deux. Mais ce ne fut pas du gâteau ! ».

Avant de conclure : « Il y a encore du pain sur la planche ! »