Les femmes, victimes de la guerre, clés de la paix, selon Louise Fréchette

15 septembre 2004

Les femmes, premières victimes des conflits armés, doivent être considérées comme la clé de la paix, selon la Vice-secrétaire général de l'ONU, qui s' exprimait à l'ouverture de la Conférence sur les femmes et la justice dans les situations d'après conflit, une conférence qui se déroulera pendant trois jours au Siège de l'ONU à New York.

Dans son allocution prononcée à l'ouverture de la conférence intitulée « La paix a besoin des femmes, les femmes ont besoin de la justice », la Vice Secrétaire Générale de l'ONU, Louise Fréchette, a souligné à quel point il était important de garantir la justice aux femmes dans les pays où l'on cherche à rétablir l'état de droit et consolider la paix.

« Les femmes, premières victimes des conflits armés, doivent être aussi et toujours considérées comme la clé de la paix », a déclaré Mme Fréchette au cours de cette manifestation organisée par le Fonds de développement des Nations Unies pour les femmes (UNIFEM selon son acronyme en anglais.)

Autre principe mis en avant par la Vice-secrétaire générale : l'obligation pour les Etats de protéger les droits des femmes et les filles pendant et après les conflits et de se doter des moyens nécessaires pour les protéger des viols et autres abus sexuels.

Louise Fréchette a expliqué, dans un deuxième temps, quelles étaient les actions concrètes de l'ONU cherchant à transformer en réalité les principes de la résolution 1536, « qui reste un moment décisif en cela qu'elle souligne les impératifs mutuellement bénéfiques de la paix et de la justice en période d'après conflit » et la nécessité d'associer pleinement les femmes à ce processus.

« L'ONU développe une approche plus systématique de consultation des femmes dans les situations de conflits ou d'après–conflits, dès les premières étapes du processus de paix », a-t-elle expliqué. Désormais, « les services des Droits de l'homme de nos missions de Maintien de la paix enquêtent sur la violence à l'encontre des femmes et des filles lorsqu'elle est utilisée comme un outil de guerre ».

Par ailleurs, l'ONU aide les gouvernements à créer des institutions nationales chargées de promouvoir les droits de la femme. Elle travaille aussi avec les instances électorales dans différents pays pour assurer aux femmes une entière participation dans le processus électoral, a indiqué, parmi d'autres exemples, la Vice-Secrétaire générale.

« Il faut être honnête », a déclaré Mme Fréchette. « Le seul partage de l'information ne suffit pas. Faisons en sorte que tous nos partenaires effectuent une évaluation nationale commune des besoins, des capacités, des aspirations et des programmes nationaux communs en matière de justice de transition, de réforme judiciaire et du développement de la primauté du droit. »

« Et assurons-nous que les femmes soient présentes à tous les niveaux du processus », a-t-elle ajouté.

 

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