La Sierra Leone sur le chemin de la paix, selon Kofi Annan

14 septembre 2004

Après plus de dix ans de guerre civile et d'instabilité politique, la Sierra Leone semble avoir pris le chemin de la paix même s'il reste encore beaucoup de progrès à faire pour arriver à une situation véritablement stable, notamment au niveau de la sécurité, selon le Secrétaire général de l'ONU, qui demande en conséquence une prorogation du mandat de la Mission de l'ONU dans le pays.

Dans son dernier rapport sur le Sierra Leone, rendu public aujourd'hui à New York, Kofi Annan note « l'amélioration progressive de la situation générale et un climat politique stable » qui ont permis de consolider l'effort de paix dans le pays. Avec l'appui de la Mission des Nations unies en Sierra Leone (MINUSIL), le gouvernement sierra-léonais a accompli « des progrès remarquables dans la réalisation d'un certain nombre d'objectifs », précise le rapport.

Des progrès qui concernent, en premier lieu, les revenus provenant de l'exportation des diamants : ils ont augmenté de manière significative « à mesure que le gouvernement du Sierra Leone est devenu mieux à même de surveiller et de contrôler l'activité minière dans le pays », note le Secrétaire général.

Autres progrès dans le domaine du désarmement : « le programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion a été mené à bien et l'Etat consolide son autorité ».

La conjecture générale a permis « une lente expansion des activités économiques et commerciales dans l'ensemble du pays », ajoute le rapport.

Ces progrès ont permis à la MINUSIL de continuer un retrait progressif de ses forces. De 17 000 en 1999, le personnel militaire a été réduit à 9 000 aujourd'hui.

Toutefois, précise Kofi Annan, « il reste beaucoup à faire pour assurer une stabilité et un relèvement à long terme, en particulier dans le domaine de la sécurité. » Les conditions ne sont toujours pas réunies sur le terrain, notamment au niveau logistique, pour permettre le déploiement de la police sierra-léonaise dans l'ensemble du pays.

Par ailleurs, « le gouvernement continue de se heurter à des obstacles dans son action visant à rétablir l'état de droit et à promouvoir les droits de l'homme », note le rapport. Des réformes pénales et judiciaires doivent être entreprises si l'on veut que l'appareil judiciaire contribue aux efforts en cours pour régler les aspects résiduels du conflit.

Afin de poursuivre le processus de stabilisation en cours dans le pays et parce que des difficultés persistent, le Secrétaire général demande l'extension du mandat de la Mission pour une période de 9 mois, soit jusqu'au 30 juin 2005.

Un projet de résolution concernant cette extension circulait hier parmi les membres du Conseil de sécurité, a précisé le porte-parole de l'ONU à New-York, Fred Eckhard.

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