Haïti : important sous-effectif militaire à Hinche, en attendant le contingent népalais

Haïti : important sous-effectif militaire à Hinche, en attendant le contingent népalais

Haïti
Une visite du Représentant spécial adjoint accompagné d'une délégation de l'ONU dans la localité d'Hinche a été l'occasion de constater le rapport de force très défavorable aux forces de l'ONU, composée dans ce secteur de 39 militaires et 7 policiers alors que dans la zone frontalière, on estime à 300 les anciens militaires qui s'y sont regroupés.

Le Représentant Spécial Adjoint du Secrétaire Général des Nations Unies pour Haïti, Adama Guindo, s'est rendu hier dans la ville de Hinche, une localité située à 130 Km de Port-au-Prince, à la tête d'une importante délégation de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti, MINUSTAH.

Cette première visite avait pour objectif de prendre contact avec les autorités locales -aussi bien politiques que religieuses- pour préparer l'arrivée des prochains contingents des Nations Unies, indique aujourd'hui un communiqué de la MINUSTAH.

Cela a été également l'occasion pour la délégation qui, accueillie à son arrivée par le Colonel Amadou Mbaye, le Commandant des forces présentes dans le Plateau central a pu constater le sous-effectif de la force de l'ONU et « prendre connaissance des problèmes que rencontrent les populations de Hinche».

Au plan militaire, le problème majeur est le sous-effectif de la composante militaire de la MINUSTAH constituée dans le secteur de 7 policiers du Sénégal, du Canada et du Burkina Faso et de 39 militaires brésiliens alors que la zone située le long de la frontière avec la République dominicaine est toujours contrôlée par d'anciens militaires estimés à environ 300, selon le chef du peloton brésilien, le lieutenant Almeida.

Ce problème qui, selon le contingent brésilien limite, de fait, sa prestation dans la région devrait être vite résolu par l'arrivée prochaine du contingent népalais, a affirmé le Représentant spécial adjoint.

Le Délégué du département du Centre, Exsersive Servil, s'est dit satisfait de la présence des forces de la MINUSTAH compte tenu de l'insécurité grandissante sur les routes de Hinche. Abordant le volet humanitaire, les autorités religieuses ont fait part des besoins des populations, qui manque d'eau potable et d'électricité et ont également attiré l'attention sur l'état de délabrement avancé des infrastructures et notamment des routes.

Le chef de la délégation a promis d'œuvrer, entre autres, au désenclavement de cette localité en vue de permettre aux Hinchois de mieux écouler leurs produits agricoles. Il a par ailleurs exprimé ses vives préoccupations devant les conditions de vie des détenus, particulièrement des mineurs et des femmes.

- Dossier Haïti du site de l'ONU