Les promesses de financement non tenues risquent de susciter des troubles au Libéria, prévient OCHA

Les promesses de financement non tenues risquent de susciter des troubles au Libéria, prévient OCHA

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La reconstruction du Libéria progresse lentement, faute de recevoir les fonds promis par les donateurs, indique aujourd'hui la coordination humanitaire de l'ONU.

Lors de la Conférence des donateurs qui s'est tenue à New York en février dernier, les promesses de financement s'élevaient à 540 millions de dollars, rappelle un communiqué d'OCHA, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU.

Faute d'avoir effectivement reçu ces fonds, des millions de Libériens dont des personnes déplacées à l'intérieur du pays et des réfugiés, ont un accès limité à l'aide humanitaire et aux services de base tels que la santé, l'éducation, les communications, l'eau et l'électricité.

Si des ressources supplémentaires ne sont pas disponibles, il se produira une rupture de la chaîne alimentaire, prévient OCHA qui indique par ailleurs que le Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU qui a récemment étendu ses distributions de vivres à plus de 80 000 bénéficiaires, a fait face à des mouvements de résidents des camps qui ont cherché à perturber les distributions lorsque le PAM a voulu cibler ses rations alimentaires.

Les troubles risquent de s'aggraver si les rations alimentaires sont à nouveau diminuées en raison des problèmes d'approvisionnement, prévient OCHA.

Les bonnes nouvelles communiquées par OCHA proviennent du programme de Désarmement-réintégration, une récente contribution de la Suède ayant permis d'approuver deux projets de formation destinés à 771 enfants enrôlés dans les forces armées ainsi que 1 324 anciens combattants.

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a également lancé deux programmes de réhabilitation et réintégration destinés à 1 200 anciens combattants.