Le Conseiller spécial pour Haïti évalue à 20 ans la durée de la présence internationale dans le pays

30 mars 2004

Le Conseiller spécial pour Haïti a indiqué aujourd'hui qu'il avait insisté auprès du Conseil de sécurité pour que la communauté internationale se prépare à rester à Haïti sur le long terme, peut-être pendant une vingtaine d'années, tout en laissant les Haïtiens gérer les programmes de reconstruction.

« Ce que j'ai dit au Conseil ce matin est que nous ne pouvons pas continuer à pratiquer le cycle des 'on arrête tout et on revient' qui a caractérisé les relations entre la communauté internationale et Haïti », a déclaré le Conseiller spécial du Secrétaire général pour Haïti, Reginald Dumas, à sa sortie de consultations à huis clos avec le Conseil de sécurité.

Depuis 1944, dix missions conduites par l'ONU seule ou en collaboration avec l'Organisation des Etats américains (OEA) sont restés sur place pendant un ou deux ans, sans nécessairement associer la population locale et sans qu'une continuité soit mise en place après qu'elles soient parties, a fait remarquer M. Dumas.

Au cours de ses dix jours de visite dans la capitale haïtienne de Port-au-Prince, ce qu'il a observé, ce sont des systèmes de santé, éducatif, des droits de l'homme, judiciaire et de police qui se sont virtuellement effondrés.

Il faudra un engagement de la communauté internationale pour une période d'une vingtaine d'années minimum pour remettre ces institutions en état de fonctionner que la communauté internationale le juge acceptable ou non, a-t-il ajouté.

M. Dumas a indiqué qu'il retournerait en Haïti dans deux semaines, espérant y trouver une sécurité améliorée qui lui permettrait de se rendre par la route dans l'intérieur du pays.

 

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