La Commission des droits de l'homme adopte une résolution condamnant l'attentat du Cheik Yassine

24 mars 2004

La Commission des droits de l'homme qui a condamné, ce matin, par adoption d'une résolution par 31 voix pour, 2 voix contre (Australie et États Unis) et 18 abstentions, les violations graves des droits de l'homme dans le territoire palestinien occupé et en particulier le tragique assassinat du cheikh Ahmed Yassine, a repris au cours de sa séance de l'après-midi, son débat sur cette question.

La Commission indique dans ce texte s'inquiéter des incidences de tels assassinats ciblés de dirigeants politiques par les forces israéliennes d'occupation sur la situation générale elle redoute en particulier une nouvelle vague de violence et exhorte Israël à respecter les principes du droit international humanitaire et à cesser toute forme de violation des droits de l'homme dans le territoire palestinien occupé.

La Commission a adopté cette résolution par 31 voix pour, 2 voix contre (Australie et États Unis) et 18 abstentions, à l'issue d'une séance extraordinaire dont la tenue a été décidée hier après-midi. Avant l'adoption de ce texte présenté par le Pakistan au nom de l'Organisation de la Conférence islamique, une quarantaine de délégations d'États membres et observateurs ainsi que des organisations non gouvernementales se sont exprimés, les deux premiers étant les représentants d'Israël et de la Palestine, en tant que parties concernées.

« Le cheikh Yassine n'était pas un dirigeant spirituel innocent ni un 'vieux monsieur', comme certains ont pu l'affirmer ici. Il a approuvé des douzaines d'attentats contre des civils; il était un acteur éminent du terrorisme international », a affirmé le représentant d'Israël qui a assuré que l'opération menée contre le cheikh Yassine n'était pas un acte de vengeance mais s'inscrit dans un effort général de lutte contre le terrorisme et ses sources.

Le représentant palestinien a affirmé, quant à lui, que plus de 73 Palestiniens avaient perdu la vie dans ces assassinats ciblés dont la dernière victime était le cheikh Ahmed Yassine, ajoutant que ce crime exigeait que la communauté internationale réagisse et qu'elle ne permette pas que ses principes soient foulés aux pieds en toute impunité.

 

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