La Commission mixte Cameroun-Nigeria recherche le soutien international

12 mars 2004

Il est important que la Communauté internationale apporte un appui diplomatique et financier solide à la Commission mixte Cameroun-Nigeria si elle veut éviter que des éléments extrémistes en provenance de l'un ou l'autre pays ne fassent dérailler le processus de règlement pacifique d'un différend frontalier, a souligné une délégation de la Commission en visite au Siège de l'ONU à New York aujourd'hui.

Lors d'un point avec la presse aujourd'hui, M. Ahmedou Ould Abdallah, Représentant spécial du Secrétaire général pour l'Afrique occidentale et Président de la Commission mixte Cameroun-Nigéria, a déclaré : « nous avons besoin que les médias nous aident à gagner le soutien de l'opinion publique afin de montrer à quelques-un des nos extrémistes que l'alternative à la paix et à la coopération est la guerre. »

La délégation qui comprend également le Ministre de la justice et garde des sceaux de la République du Cameroun, M. Amadou Ali et le Prince Bola Ajibola, ancien ministre de la justice et Procureur général du Nigeria, a entrepris une série de visites à Londres, Paris, Washington et New York pour battre le rappel en faveur du travail de la Commission qui a pour but de procéder de façon pacifique à la démarcation de la frontière terrestre et maritime entre les deux pays.

Les trois membres de la délégation se sont entretenus avec Kofi Annan et d'autres hauts responsables de l'ONU aujourd'hui.

M. Ould Abdallah a indiqué que les travaux de bornage avaient été budgétés pour un coût atteignant 12 millions de dollars sur deux ans et que les deux pays s'étaient engagés à financer le projet à hauteur de 3 millions de dollars chacun et que par conséquent, le solde devait être apporté par la communauté internationale.

Le but est que tout le monde soit gagnant, le Cameroun, le Nigeria et la communauté internationale, a indiqué le Représentant spécial.

La Commission mixte, créée en novembre 2002 par le Secrétaire général de l'ONU à la demande des Présidents du Cameroun et du Nigeria, est considérée comme un exemple novateur de diplomatie préventive et de règlement pacifique entre Etats.