Le Conseil de sécurité étudie un projet de revitalisation du Comité contre le terrorisme

Le Conseil de sécurité étudie un projet de revitalisation du Comité contre le terrorisme

Le Président du Comité contre le terrorisme, Inocencio Arias
Le Président du Comité contre le terrorisme a proposé au Conseil de sécurité, lors de la réunion qui lui était consacrée aujourd'hui, de se doter de moyens qui soient à la mesure de l'enjeu et a proposé un plan de renforcement et de réorganisation des structures du Comité.

« L'objectif de la revitalisation est de doter le CCT (Comité contre le terrorisme) de moyens appropriés pour le rendre plus efficace, plus proactif et plus visible », a déclaré ce matin l'ambassadeur de l'Espagne, Inocencio F. Arias qui préside le Comité.

Dans une lettre adressée au Président du Conseil, l'ambassadeur Arias décrit une restructuration du secrétariat du Comité s'appuyant essentiellement sur la création d'un poste de Directeur exécutif, nommé par le Secrétaire général, pour un mandat initial expirant le 31 décembre 2005.

L'objectif recherché par cette revitalisation, explique M. Arias dans sa lettre est de se concentrer « sur le renforcement ou l'amélioration de la capacité des États et des organisations internationales, régionales et sous-régionales dans la lutte contre le terrorisme », une tâche qui incomberait en premier lieu au nouveau Directeur exécutif.

Dans sa déclaration au Conseil, ce matin, son Président a indiqué que le CCT avait achevé l'examen de 70 rapports fournis par les Etats membres et en avoir approuvé 44 tandis que ses sous-comités en avaient étudié 37.

Le 5 novembre dernier, le Conseil de sécurité avait communiqué la liste des 58 pays qui n'avaient pas soumis leurs rapports au CCT dans les délais prescrits.

Les débats qui se sont engagés aujourd'hui sur la proposition du Président du Comité reflètent une variété d'opinions. Certains Etats membres appuient la proposition arguant, comme l'a fait le représentant de l'Algérie, que le Comité semble connaître « un certain essoufflement » et suggèrant d'étudier l'extension du mandat du CCT.

D'autres estiment, comme l'a exprimé l'ambassadeur de la Suisse, que la question est de savoir si la lutte contre le terrorisme doit incomber à un organe subsidiaire du Conseil de sécurité et propose comme alternative la création d'un office central placé sous l'autorité du Secrétaire général.

Enfin pour certains, tel le représentant du Brésil, il importe que le mandat du Comité reste dans le cadre fixé par la résolution 1373 et que les changements proposés ne soient que procéduraux et opérationnels.