Efforts redoublés de la Mission de l'ONU en Sierra Leone dans la formation de la police locale

Efforts redoublés de la Mission de l'ONU en Sierra Leone dans la formation de la police locale

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Les responsables de la Mission de l'ONU en Sierra Leone “travaillent 24 h sur 24” à former les services de police du pays aux différents aspects de leur tâche en cette phase de retrait progressif des forces de la Mission.

S'adressant à des officiers issus de 25 pays différents, le Représentant spécial du Secrétaire général, Daudi Mwakawago, lors d'une récente cérémonie de remise de décorations aux soldats de la paix et de membres de la police civile (CivPol) de la Mission des Nations Unies en Sierra Leone (MINUSIL), a indiqué que 38 officiers de Civpol participaient à la formation de la police de Sierra Leone (PSL) tandis que 79 autres étaient répartis dans le pays pour superviser le travail d'officiers de la PSL « qui a leur tour avaient à propager l'autorité du gouvernement dans l'ensemble du pays et à maintenir la loi et l'ordre. »

A propos du plan de retrait de la MINUSIL, l'ambassadeur Mwakawago a déclaré qu'il s'effectuerait de telle sorte que « vous la police et les forces armées de Sierra Leone prendraient en charge les responsabilités assurées par les troupes de la MINUSIL en matière de sécurité de telle sorte qu'il n'y ait aucun moment de flottement » indique aujourd'hui un communiqué de la MINUSIL.

« Inutile d'ajouter que tout mauvais élément doit être exclu de telle sorte que la confiance de la population ne soit pas ébranlée. La confiance de la population et sa coopération sont vitales pour n'importe quelle bonne force de police », a ajouté le Représentant spécial.

Le Commissaire responsable de la Civpol à la MINUSIL, Hudson Benzu, lors d'un point avec la presse, a décrit les efforts effectués par son équipe pour appuyer les opérations de recrutement de la police de Sierra Leone (PSL).

« Nous sommes en train de sensibiliser la communauté de Sierra-Leone de telle sorte qu'elle envoie ses enfants rejoindre la police, les femmes comme les hommes », a précisé M. Hudson ajoutant que les femmes constituaient actuellement plus de 30% de l'effectif.

Il a indiqué que les opérations de recrutement étaient organisées région par région et qu'en ce qui concernait Freetown, la capitale, 960 candidats avaient passé les examens et qu'ils étaient maintenant en train d'être sélectionnés.

Dans l'ensemble du pays, c'est plus de 1000 recrutements qui sont recherchés et viendront s'ajouter aux 400 qui figurent déjà dans la base de données de Civpol. Le lancement d'un nouveau centre à Hastings devrait permettre dès le mois d'avril d'assurer la formation de 70 étudiants supplémentaires, « ce qui veut dire, a-t-il ajouté, que la campagne de recrutement, engagée par la CivPol et la PLS au cours des derniers mois, doit redoubler d'efforts. »

Il a précisé que plus d'un millier de personnes avait pris part aux examens de promotion et qu'ils avaient été transmis au siège de la SLP pour les dernières évaluations.

« Nous sommes sûrs que nous avons maintenant un groupe d'officiers qui prendra la suite quand nous partirons », a déclaré le commissaire Hudson qui a ajouté que son équipe était en train de former des officiers aux contrôles à la prise en charge de la sécurité dans les aéroports.

« Nous avons également un certain nombre d'officiers impliqués dans les services de renseignements, notre rôle étant d'identifier les secteurs dans lesquels ils peuvent intervenir et d'identifier les candidats que nous devons recruter », a ajouté M. Hudson.

Il a indiqué que certains de ces officiers avaient été affectés à des postes de police où ils aidaient à lutter contre la criminalité et à identifier des suspects potentiels tout en analysant la façon dont ces crimes avaient été commis.

« Nous avons travaillé 24 h sur 24 à améliorer les centres de formation à Makeni, Bo, Kenema et à créer Hastings » a déclaré M. Hudson qui a ajouté que son intention était de former 5000 membres de la PLS pour les déployer dans les différents centres électoraux de telles sortes qu'ils puissent contrôler les prochaines élections locales en mai.