La directrice de l'Unicef demande à l'Etat de Kano au Nigeria de cesser d'interdire la vaccination contre la polyo

26 février 2004

Le premier cas de poliomyélite en Côte d'Ivoire signalé depuis quatre ans fait l'objet d'une enquête pour vérifier si le virus peut avoir été importé du Nigeria où l'Etat du Kano refuse toute vaccination sur son territoire depuis août 2003.

Le premier cas de poliomyélite en Côte d'Ivoire signalé depuis quatre ans fait l'objet d'une enquête pour vérifier si le virus peut avoir été importé du Nigeria où l'Etat du Kano refuse toute vaccination sur son territoire depuis août 2003.

« En cas de confirmation, ce sera le huitième cas de contamination par la poliomyélite nigériane, indique Carol Bellamy, la directrice exécutive de l'UNICEF, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance de l'ONU, dans un communiqué publié hier.

Elle estime impardonnable de « permettre que des enfants soient paralysés en raison de retards et en se basant pour cela sur de fausses rumeurs. »

« Nous lançons un appel à ces autorités pour qu'elles rejoignent l'effort d'éradication de la polio qui promet d'être un des grands succès dans l'histoire de la santé publique en Afrique », déclare-t-elle dans ce communiqué.

« Les dirigeants du Nigeria doivent saisir l'occasion ou devoir répondre demain à leurs enfants », ajoute-t-elle.

Comme l'indique une interview de Jean-Marie Okwo-Bele qui dirige l'opération anti-polio à l'UNICEF, l'Etat de Kano, dans le Nord du Nigéria, a interdit la vaccination contre la polio parce que, à en croire des rumeurs locales, la campagne d'éradication fait partie d'un complot occidental dirigé contre les musulmans africains.

La crise créée par l'Etat du Kano se produit alors que, le 20 février dernier, l'UNICEF et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) de l'ONU annonçaient le lancement d'une campagne de vaccination massive contre la polio dans les pays d'Afrique de l'Ouest dont le Nigeria.

Cette campagne synchronisée qui a pour but de vacciner 63 millions d'enfants dans dix pays a démarré simultanément depuis le 20 février, dans dix pays ouest-africains avec le soutien des dirigeants politiques et des chefs religieux et traditionnels.

 

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