Le Commandant du RCD/Goma ramené par la Mission de l'ONU à Bukavu

26 février 2004

Après des contacts entre le Représentant spécial de l'ONU pour la République démocratique du Congo (RDC) et les autorités congolaises, qui se sont prolongés toute la journée de mardi, le Commandant du Rassemblement Congolais pour la Démocratie(RCD/Goma) a été ramené mercredi à Bukavu dans la province du Sud-Kivu par la Mission de l'ONU dans le pays.

Après des contacts entre le Représentant spécial de l'ONU pour la République démocratique du Congo (RDC) et les autorités congolaises, qui se sont prolongés toute la journée de mardi, le Commandant du Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD/Goma) a été ramené mercredi à Bukavu dans la province du Sud-Kivu par la Mission de l'ONU dans le pays.

« M. Swing appelle à présent toutes les parties concernées à se focaliser sur les vraies questions du jour qui doivent être impérativement résolues si l'on veut respecter les délais prévus par la constitution pour la tenue des élections », a indiqué hier, lors de son point de presse hebdomadaire, un porte-parole de la MONUC.

Selon le réseau d'information régional de l'ONU (IRIN), la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (MONUC) et son chef, le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU, William Lacy Swing, viennent d'éviter une crise majeure au sommet de l'Etat en RDC, les membres du Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD/Goma) menaçant de se retirer du gouvernement si Joseph Kasongo, le commandant du RDC-Goma, arrêté et transféré lundi à Kinshasa, n'était pas libéré.

Le major Kasongo avait été arrêté samedi dernier à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu dans l'Est de la RDC, à la suite de la découverte d'une cache d'armes à son domicile. Il avait été ensuite transféré lundi dernier à Kinshasa, la capitale.

La découverte de caches d'armes à Bukavu début février avait entraîné la suspension de son gouverneur et ancien chef rebelle, Xavier Ciribanya Cirimwami, et créé des tensions dans la ville. « La MONUC poursuit ses patrouilles de jour comme de nuit à Bukavu », a indiqué hier le porte-parole de la Mission, Hamadoun Touré.

Il a également annoncé que les hélicoptères assurant la protection de la Brigade de l'Ituri avaient complètement détruit un camp de miliciens de l'Union des Patriotes Congolais (UPC) / tendance Lubanga-Bosco, après avoir essuyé des tirs alors que des troupes de la Brigade se rendaient à Nyamanba , à 20 km au nord de Tchomia, dans le Nord-Est du pays.

Ces troupes avaient été dépêchées par la MONUC qui avait été informée que des miliciens de l'UPC s'apprêtaient à attaquer Tchomia.

« Les ripostes de la MONUC se feront de plus en plus robustes et énergiques pour mettre en oeuvre, dans toute sa plénitude, le mandat de la MONUC placé sous chapitre 7 de la Charte des Nations Unies, mais en ayant à l'esprit la protection des populations civiles », a indiqué Hamadoun Touré.

L'opération n'a pas entraîné de pertes dans les rangs de la MONUC.

Le Représentant spécial, William Swing, s'est également rendu à Soroti, dans le Nord de l'Ouganda, pour s'entretenir avec le Président ougandais, Yoweri Museveni, des relations entre son pays et la RDC et du rapatriement des combattants ougandais encore présents en RDC.

Il s'était rendu auparavant à Mahagi et Kpandroma où, respectivement, 600 et 130 éléments de la Brigade de l'Ituri ont été déployés.

Une autre mission de la MONUC s'est rendue à Kitenge, dans la province du Katanga cette fois, pour vérifier les informations faisant état de massacres d'une centaine de personnes perpétrés par une faction Maï-Maï, avec à sa tête, un dénommé Chinja Chinja (ou Shinja Shinja), a également précisé le porte-parole de la Mission

« Il est extrêmement grave et inacceptable qu'il y ait encore, à ce stade de la Transition, ces actes de tueries, de viol de femmes, de mutilations et de tortures », a déclaré la responsable des droits de l'homme de la MONUC, Marcella Favretto.

Enfin, des observateurs militaires de la Mission se sont vus refuser l'accès, les 21 et 23 février, par un officier de liaison disant appartenir au Mouvement de Libération du Congo (MLC), à des avions ayant atterri à l'aéroport de Gbadolite, une ville située au nord du pays, à la frontière avec la République centrafricaine, « des entraves inacceptables » selon Hamadoun Touré qui a indiqué que des contacts étaient en cours avec les responsables du MLC.

 

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