Le directeur de l'AIEA salue l'attitude très coopérative de la Libye

Le directeur de l'AIEA salue l'attitude très coopérative de la Libye

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Le directeur général de l'agence de l'ONU pour l'énergie atomique, qui se trouve actuellement en Libye, a porté un jugement très positif sur la coopération des autorités libyennes.

Le directeur général de l'agence de l'ONU pour l'énergie atomique qui se trouve actuellement en Libye, a jugé très coopérative l'attitude des autorités libyennes alors qu'un rapport sur les activités de vérifications de l'agence en Libye pourrait être présenté lors du Conseil des Gouverneurs de l'AIEA le 8 mars.

« Globalement tout se passe très bien et facilement », a déclaré M. El Baradaï, qui répondait aux questions de la presse pendant sa visite en Libye, selon un communiqué publié par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) aujourd'hui.

« Nous en sommes encore à comprendre le réseau, à essayer de voir quels autres pays ont reçu la technologie ou des plans d'armes. (…) Nous sommes en train de réunir les pièces du puzzle de façon à voir s'il nous reste du travail supplémentaire à effectuer dans le futur », a indiqué (en anglais) M. El Baradai qui a ajouté que « la Libye a été à cet égard très coopérative. »

Pour Mohamed El Baradei, il s'agit de sa deuxième visite en Lybie en trois mois. En décembre dernier, il était accompagné d'une équipe d'experts qui avait pu initier un processus de vérification approfondi de toutes les activités nucléaires libyennes présentes et passées.

Cette visite faisait suite à la rencontre à Vienne, le 20 décembre, de M. El Baradei et du Secrétaire adjoint au Comité général du peuple de Libye, l'ingénieur Matooq Mohamed Matooq, au cours de laquelle M. Matooq avait annoncé la décision de son pays d'éliminer « les matières, équipements et programmes pouvant amener à produire des armes internationalement interdites. »

L'agence a alors été informée que la Libye était engagée depuis plus de dix ans dans l'acquisition de capacité en matière d'enrichissement de l'uranium, ce qui incluait l'importation d'uranium naturel, d'équipements de centrifugation et de transformation et la construction d'installations pilotes de centrifugation aujourd'hui démantelées.