Un responsable de l´ONU exhorte les factions somaliennes à assurer la protection du personnel humanitaire

Un responsable de l´ONU exhorte les factions somaliennes à assurer la protection du personnel humanitaire

Jan Egeland
Après avoir fait part de sa consternation à l´annonce du meurtre du Docteur Annalena Tonelli qui participait depuis plus de 30 ans à des opérations humanitaires en Somalie, un haut fonctionnaire de l´ONU a exhorté toutes les factions à assurer la protection des civils et du personnel humanitaire.

Le Coordonnateur des secours d'urgence des Nations Unies, Jan Egeland, s'est dit aujourd'hui « consterné et indigné » par la nouvelle du meurtre de Annalena Tonelli. Celle-ci a été abattue par balle dimanche dernier par un inconnu dans l´enceinte de l´hôpital qu´elle a fondé à Borama, au Nord-Ouest de la Somalie.

« Sa disparition met en évidence les dangers auxquels le personnel humanitaire est confronté lorsqu´il vient en aide aux personnes en détresse ainsi que la bravoure dont ce personnel fait preuve dans les tâches qu´il accomplit », a déclaré M. Egeland.

Rappelant que le manque de sécurité continue d'empêcher les agences humanitaires d'avoir accès aux populations vulnérables qui continuent à souffrir du conflit somalien, M. Egeland a engagé les chefs des factions somaliennes à assurer la sécurité des civils et du personnel humanitaire dans leur pays.

De nationalité italienne et âgée de 60 ans, Mme Tonelli avait fondé en Somalie plusieurs cliniques pour lutter contre la tuberculose et contribué à sensibiliser la population aux incidences du VIH/sida. En juin dernier, elle avait reçu le Prix Nansen pour les réfugiés, la plus haute récompense accordée par le Haut Commissariat de l´ONU pour les réfugiés, pour ses 33 années de travail en Somalie.