Le Conseil de sécurité condamne la vague de violence au Burundi

10 juillet 2003

Condamnant vigoureusement l'offensive lancée contre la capitale, l'attaque du cantonnement de Muyange et l'enlèvement de 4 parlementaires burundais, le Conseil de sécurité a demandé aux protagonistes de rechercher un règlement pacifique à leurs différends et de respecter leurs engagements.

Après s'être consulté à huis clos sur la situation au Burundi, le Conseil de sécurité a vigoureusement condamné aujourd'hui, dans une déclaration à la presse transmise par son président, l'offensive lancée le 7 juillet par une des factions rebelles, le Palipehutu-FNL d'Agathon RWASA, dans les faubourgs sud de Bujumbura, la capitale burundaise et a demandé au FNL d'y mettre fin immédiatement et sans conditions et d'engager sans plus tarder des négociations sérieuses avec le gouvernement de transition.

Les membres du Conseil ont condamné tout aussi vigoureusement l'attaque du cantonnement de Muyange, le 30 juin, et l'enlèvement, le 29 juin, de 4 parlementaires par les rebelles du CNDD-FDD de Pierre Nkurunziza. Ils ont demandé au CNDD-FDD d'arrêter de recourir à la violence et de saper le processus de paix.

Après avoir réitéré leur soutien total à l'accord de paix d'Arusha du 28 août 2000 et aux accords de cessez-le-feu qui ont suivi, les 7 octobre et 2 décembre 2002, ils ont à nouveau lancé un appel à toutes les parties, tout particulièrement le CNDD-FDD et le FNL et en incluant le Gouvernement de transition, pour qu'ils se mettent honnêtement à rechercher par le dialogue une solution pacifique aux questions en suspens et les a exhortées, une fois de plus, à honorer les engagements qu'ils avaient signés.

Ils ont réaffirmé leur soutien à la Mission africaine au Burundi qu'ils ont félicité pour les progrès auxquels elle a contribué en matière de cantonnement des combattants rebelles et ont demandé à tous ceux qui étaient concernés de lui fournir de toute urgence l'assistance financière et logistique adéquate.

Les membres du Conseil ont enfin incité les Etats de la région à exercer une influence positive sur les groupes rebelles burundais de telle sorte qu'ils cessent de recourir à la violence et rejoignent totalement le processus de paix initié par l'accord d'Arusha. Ils ont accueilli favorablement la proposition d'un Sommet de l'Initiative régionale consacré au règlement des questions en suspens.

 

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