Accord de cessez-le-feu entre groupes rebelles et autorités libériennes

17 juin 2003

L'accord de cessez-le-feu signé aujourd'hui au Ghana entre les parties prenantes à la crise libérienne prévoit la tenue de pourparlers de paix globaux et la mise en place d'un gouvernement de transition sans le Président Taylor.

Le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU pour le Libéria, Abou Moussa, a annoncé qu'un accord de cessez-le-feu en douze points avait été signé à Accra, au Ghana, entre les autorités libériennes et les deux principaux groupes rebelles, les Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie (LURD) et le Mouvement pour la démocratie au Libéria (MODEL).

Le texte signé aujourd'hui prévoit la formation d'un gouvernement de transition « qui n'inclura pas le Président Charles Taylor conformément à son allocution du 4 juin, à l'ouverture des pourparlers d'Accra. » A cette occasion Charles Taylor avait indiqué qu'il se retirait « puisque pour certains, le Président Taylor était un problème. »

Selon les termes de l'accord, cette signature doit être immédiatement suivie de l'ouverture de pourparlers de paix globaux auxquels participeront toutes les parties prenantes à la crise libérienne. Ces pourparlers doivent démarrer dans les 30 jours qui viennent.

Il est prévu que l'ONU fournisse du personnel militaire et logistique d'appui à l'Equipe conjointe de vérification de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) qui repèrera les positions des parties sur le terrain ainsi qu'au Comité mixte de suivi qui supervisera et contrôlera le cessez-le-feu.

Alors que des centaines de milliers de Libériens ont été jetés sur les routes par les combats, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a demandé à nouveau à toutes les parties libériennes de permettre aux opérations de secours de redémarrer dans de bonnes conditions de sécurité. L'agence de l'ONU indique que des réfugiés arrivés à Monrovia en provenance du camp de VOA avaient indiqué que les rebelles continuaient à se livrer à des violences. Le HCR n'a pu avoir confirmation de ces informations.

 

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