La vérité sur les armes prohibées iraquiennes devrait pouvoir être établie, selon Hans Blix

5 juin 2003
Intervention de Hans Blix au Conseil de sécurité

Le Chef des inspecteurs de l'ONU insiste sur le fait qu'aucune conclusion sur l'existence d'armes interdites en Iraq n'est possible à ce stade mais estime que la nouvelle donne dans le pays devrait permettre de tirer cette question au clair.

« Dans le nouvel environnement iraquien où il est désormais possible d'avoir accès aux sites et de bénéficier de la coopération des Iraquiens et où les témoins n'ont plus de raison de se taire, il devrait être possible d'établir la vérité », a déclaré ce matin Hans Blix, le président de la Commission de contrôle, de vérification et d'inspection des Nations Unies (CCVINU), au cours d'une séance publique du Conseil de sécurité pendant laquelle il a présenté les conclusions du treizième rapport trimestriel de la Commission.

Le Chef des inspecteurs de l'ONU a insisté sur le fait que la CCVINU n'avait à aucun moment, durant la reprise de ses inspections en Iraq, trouvé la preuve de la poursuite ou de la reprise de programmes d'armements de destruction massive pas plus que des quantités significatives d'articles interdits.

« Comme j'ai déjà eu l'occasion de le faire remarquer, cela ne veut pas nécessairement dire que ceux-ci n'existent pas. Il est possible qu'ils existent mais nous ne pouvons pas conclure à ce stade que quelque chose existe parce que rien n'a été trouvé à son sujet », a-t-il déclaré, ajoutant qu'il « revenait à la partie iraquienne de dévoiler des produits non répertoriés, s'ils existent, ou de donner des preuves de leur non-existence, faute de quoi, la communauté internationale ne peut pas croire que ces programmes ont bien été interrompus. »

« Ni les inspections, ni les déclarations ou documentation fournies par l'Iraq n'ont permis de raccourcir la liste d'articles interdits », a admis Hans Blix. « Toutefois, une présence efficace d'inspecteurs internationaux aurait eu un rôle de dissuasion », a-t-il ajouté.

Il a également fait remarquer que ces grandes quantités d'armes interdites non répertoriées avaient été recherchées pendant des années par la CCVINU et auparavant l'UNSCOM qui, ni l'une ni l'autre, n'avaient découvert quoi que ce soit.

Hans Blix a conclu en insistant sur l'atout que représentait la compétence et l'expérience accumulée par la Commission dans le domaine des armes biologiques et des missiles, domaine dans lequel, a-t-il souligné, il n'existe aucune organisation internationale de vérification alors que la volonté d'empêcher la prolifération de ces armes s'affirme au sein de la communauté internationale.

« Le cas de l'Iraq a été un facteur majeur à cet égard », a-t-il indiqué.

 

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