Attention à une réaction excessive au SRAS, prévient l'Agence de l'ONU pour le tourisme

12 mai 2003

L'épidémie du Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) est lourde de conséquences pour le secteur du tourisme et l'Organisation mondiale du tourisme (OMT) met en garde contre une réaction excessive.

"Nous compatissons avec ceux qui sont touchés par l'épidémie", a déclaré le Secrétaire général de l'OMT, Francesco Frangialli, dans un communiqué de presse. "Le secteur du tourisme prend le SRAS très au sérieux, cela ne veut pas dire pour autant qu'il faille réagir de façon excessive à une épidémie qui semble avoir été endiguée dans la plupart des pays où elle est apparue".

Selon l'OMT, organisme intergouvernemental auquel les Nations Unies ont confié la promotion et le développement du tourisme, l'impact sur le tourisme mondial est déjà plus sévère qu'après l'attaque terroriste à Bali l'année dernière et les compagnies aériennes sont encore plus touchées que pendant la guerre en Iraq.

On estime que, sur des milliers de cas de SRAS, seulement cinq ont été contaminés dans un avion et cela bien avant que des mesures de sécurité aient été mises en place dans les aéroports et auprès des compagnies aériennes, précise le communiqué. Ce sont pour l'essentiel les transmissions locales dans les hôpitaux ou les domiciles qui sont à l'origine de l'épidémie.

Toujours selon le communiqué, la couverture médiatique soutenue de l'épidémie de SRAS conduit à une véritable vague de paranoïa et certaines destinations asiatiques, qui ne sont pas affectées à ce jour, tel que l'Inde, l'Indonésie, la Malaisie, le Cambodge, les Philippines et la Thaïlande, souffrent presque autant que les pays où des cas de SRAS ont été relevés.

 

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