L'ONU se prononce pour une "action décisive" dans la crise qui touche l'Afrique australe

L'ONU se prononce pour une "action décisive" dans la crise qui touche l'Afrique australe

Population souffrant de la faim en Afrique australe
Affirmant que la bonne volonté seule ne suffit pas à sauver des vies, les chefs des principales institutions des Nations Unies ont lancé un appel à la communauté internationale pour qu'elle réagisse avec fermeté au drame humanitaire qui se déroule en Afrique australe, et qui est alimenté par les effets conjugués d'une grave sécheresse, de l'épidémie du sida et de la pauvreté croissante.

Affirmant que la bonne volonté seule ne suffit pas à sauver des vies, les chefs des principales institutions des Nations Unies ont lancé un appel à la communauté internationale pour qu'elle réagisse avec fermeté au drame humanitaire qui se déroule en Afrique australe, et qui est alimenté par les effets conjugués d'une grave sécheresse, de l'épidémie du sida et de la pauvreté croissante.

Une déclaration conjointe publiée par le Comité permanent interorganisations (CPIO), et soutenu par le Programme commun de l'ONU sur le VIH/sida (ONUSIDA) (site en anglais), prévient qu'à défaut d'une infusion massive d'argent et d'une intensification considérable de la coopération des pays les plus touchés par ces fléaux avec le reste de la communauté internationale, les perspectives des quelque 60 millions d'habitants de l'Afrique australe étaient "sans beaucoup d'espoir". La déclaration estime en effet que sans une intervention immédiate des autorités et du monde extérieur, 20% environ de la population adulte de cette région, soit environ 12 millions de personnes, mourront avant l'âge, victimes du virus du sida.

C'est précisément pour trouver des solutions à cette crise alarmante que James Morris, Envoyé spécial de l'ONU pour les besoins humanitaires en Afrique australe, et Stephen Lewis, Envoyé spécial de l'ONU pour le VIH/sida en Afrique, entameront à partir de demain une tournée de sept jours dans la région. A cette occasion, les deux hommes auront des consultations avec les représentants des associations et organisations humanitaires et de développement présentes sur place pour déterminer la meilleure manière de contribuer à l'atténuation de la crise régionale.

James Morris, qui a conclu aujourd'hui une mission en Ethiopie, a prévenu que l'ampleur des pénuries alimentaires dans ce pays ne souffrait pas le moindre délai dans l'acheminement des vivres. "Même la plus brève interruption dans l'envoi des secours risque de condamner à mort les populations les plus vulnérables"', a-t-il affirmé.