Ouverture ce matin du débat de haut niveau de la 57e session de l'Assemblée générale de l'ONU

12 septembre 2002
Débat général de l'Assemblée de l'ONU

Les Chefs d'Etats, de gouvernements, ministres des affaires étrangères et autres responsables politiques du monde entier participent depuis ce matin au débat de la 57e session de l'Assemblée générale des Nations Unies. Parmi les dignitaires qui ont pris la parole lors de la première journée des travaux ont figuré le Président des Etats-Unis, George W. Bush, le Président Pervez Musharraf du Pakistan, le Président sud-africain Theo Mbeki, le Président yougoslave Vojislav Kostunica et le Président afghan Hamid Karzai.

Les Chefs d'Etats, de gouvernements, des affaires étrangères et autres responsables politiques du monde entier participent depuis ce matin au débat de la 57e session de l'Assemblée générale des Nations Unies. Parmi les dignitaires qui ont pris la parole lors de la première journée des travaux ont figuré le Président des Etats-Unis, George W. Bush, le Président Pervez Musharraf du Pakistan, le Président sud-africain Theo Mbeki, le Président yougoslave Vojislav Kostunica et le Président afghan Hamid Karzai.

Dénonçant le refus des autorités iraquiennes de se conformer aux nombreuses résolutions du Conseil de sécurité, le Président des Etats-Unis, George W. Bush, a affirmé que ce comportement constituait une atteinte directe à l'autorité des Nations Unies.

En violation des décisions du Conseil de sécurité, le Gouvernement de Bagdad continue d'accueillir des organisations terroristes, de développer et fabriquer des armes de destruction massive, et d'améliorer ses moyens de production d'armes biologiques et chimiques, a noté le Président américain.

Invitant le régime iraquien à changer de cap, le Président Bush s'est dit disposé à coopérer avec le reste de la communauté internationale pour ramener Bagdad à de meilleures intentions; en cas de refus persistant, toutefois, les Etats-Unis seraient déterminés à faire respecter d'une manière ou d'une autre la volonté du Conseil de sécurité, a-t-il prévenu.

Le Président sud-africain, Thabo Mbeki, a souligné l'importance de la récente création de l'Union africaine (UA), qui à son avis sera déterminante dans le règlement des grands dossiers qui préoccupent le continent.

Saluant les résultats du Sommet mondial pour le développement durable qui s'est récemment déroulé à Johannesburg, le Président Mbeki a affirmé que ce rassemblement avait confirmé la place de choix du développement durable dans le partage équitable de la prospérité entre les habitants de la planète.

Le Président du Pérou, Alejandro Toledo, a consacré son intervention à trois thèmes: la lutte contre le terrorisme international, l'allocation d'une partie des budgets militaires au développement social de l'Amérique du Sud, et le renforcement des institutions démocratiques.

Le Président a souligné son attachement à la lutte anti-terroriste "dans le respect du droit international, de la démocratie, et des droits de l'homme", et réaffirmé l'attachement de son pays à la Charte des Andes pour la Paix et la Sécurité, qui vise à promouvoir la confiance et à réduire les dépenses militaires.

Prenant la parole à l'ouverture du débat de ce matin, le Ministre des affaires étrangères du Brésil, Celso Lafer, a noté que le protectionnisme et les autres formes d'obstacles au libre échange continuaient "d'étrangler les économies des pays en développement", et "d'anéantir la compétitivité de leurs exportations".

Pour sa part, le Président du Pakistan, le général Pervez Musharraf, a mis en garde contre la tentation d'utiliser la lutte contre le terrorisme comme prétexte pour répandre la haine contre l'Islam et les Musulmans.

"Dans notre monde en évolution, la diversité religieuse et culturelle devrait contribuer à renforcer la créativité et le dynamisme, non pas à justifier l'affrontement idéologique ou politique", a-t-il dit en substance.

Le Chef d'Etat pakistanais a également prévenu l'Inde de ne pas utiliser la lutte contre le terrorisme pour tenter de remettre en question le caractère légitime de la "lutte des Cachemiris pour la liberté".

Le Président Georgi Parvanov de Bulgarie, s'est félicité de l'établissement d'une zone de paix, de stabilité et de sécurité en Europe du sud-est. "Nous avons surmonté les approches ethno-nationalistes traditionnelles et nous nous sommes lancés sur la voie d'une coopération régionale tous azimuts", a-t-il expliqué.

La Présidente de Létonie, Vaira Vike-Freiberga, a mis l'accent sur les menaces que représentent pour la sécurité internationale le crime organisé, le mauvais traitement des femmes et des enfants, la pauvreté chronique et la pollution de l'environnement. Ces problèmes ne pourront être résolus que par une coopération à long terme sur le plan international, a-t-elle estimé.

Pour sa part, le Président de la Lithuanie, Valdas Adamkus, a estimé "regrettable" qu'un Etat membre de l'Organisation ne respecte pas ses engagements, et demandé aux autorités de Bagdad d'autoriser le retour des inspecteurs de l'ONU en Iraq.

Le Président de Nauru, Rene Harris, a consacré son intervention à la question de l'environnement, affirmant que la détérioration progressive des écosystèmes ne pouvait plus être ignorée à la lumière des catastrophes naturelles - inondations, séismes et sécheresses, qui frappent différentes régions de la planète.

Dans sa première intervention en sa qualité de Chef d'Etat de l'Afghanistan, Hamid Karzai, a énuméré les succès obtenus par son administration au cours des huit derniers mois. "En dépit de ces réalisations, nous sommes conscients des innombrables problèmes qui nous attendent, le plus sérieux étant la question sécuritaire", a-t-il dit. Le Président Karzai a lancé un appel à la communauté internationale pour qu'elle honore ses engagements financiers vis-à-vis de son pays.

Le Président de Yougoslavie, Vojislav Kostunica, a noté qu'il était le premier président de son pays élu démocratiquement en 60 ans à prendre la parole devant les dirigeants politiques rénuis dans cette enceinte. Après avoir exprimé sa satisfaction concernant l'amélioration des relations de son pays avec la Bosnie-Herzégovine et la Croatie, le Président yougoslave s'est dit préoccupé de la situation au Kosovo, qui représente pour lui un facteur d'instabilité dans la région.

Premier orateur de l'après-midi, le Président Luis Angel Gonzalez Macchi du Paraguay, a souligné que son pays a appartenu au premier groupe de 65 Etats qui ont ratifié les Statuts de la Cour pénale internationale (CPI).

De son côté, le Président Alfonso Portillo Cabrera du Guatemala, a souligné les transformations positives qu'a opérées son pays depuis la fin de la guerre civile. La réconciliation nationale n'est certes pas achevée, mais des progrès ont été accomplis dans l'édification d'un Etat tolérant et d'une société démocratique, a-il- indiqué.

La Présidente Mireya Moscoso du Panama, a affirmé que la lutte contre le terrorisme devait s'accompagner de mesures destinées à faciliter la croissance économique des pays en développement. Elle s'est prononcée pour la mise en place d'un système commercial international plus juste et plus équitable.

Le Président de la Guinée équatoriale, Teodoro Nguema Mbasogo, a révélé que depuis la fin du mandat du Rapporteur spécial de l'ONU aux droits de l'homme dans son pays, on avait enregistré une reprise des actions terroristes sur place. Les auteurs de ces actes seront traduits en justice, a-t-il dit, mais certains milieux entendaient profiter de ces procès pour lancer une nouvelle campagne de diffamation contre son pays.

Soulignant les liens étroits qui existent entre le développement et l'environnement, le Président de Micronésie, Leo Falcam, a attiré l'attention sur la nécessité d'une véritable coopération au niveau des Etats pour empêcher une détérioration de l'environnement, imputable essentiellement aux changements climatiques.

Le Président Fradique Bandeira Melo de Menezes de Sao Tome-et-Principe a noté que la préservation de la planète constituait peut-être le défi le plus délicat pour les Nations Unies. "Il nous faut trouver un moyen de faire des progrès économiques qui ne soient nuisibles à l'élément naturel", a-t-il dit.

Le Premier ministre de Norvège, Kjell-Magne Bondevik, a affirmé que la réponse de la commuauté internationale au terrorisme devait être globale et totale. Il a appelé l'ONU et la communauté internationale à s'attaquer aux causes profondes de ce fléau, qui sont l'extrêmisme et le fanatisme, à protéger les droits de l'homme et à éliminer la pauvreté.

Ont également pris la parole aujourd'hui le Vice-Président de Bolivie, Carlos Mesa Gisbert, et les ministres des affaires étrangères canadien, William Graham, et français, Dominique de Villepin.

Écoutez le reportage de la Radio ONU image

 

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