Un rapport de l'ONU propose de réduire les effets des catastrophes, souvent générées ou exacerbées par l'activité humaine

Un rapport de l'ONU propose de réduire les effets des catastrophes, souvent générées ou exacerbées par l'activité humaine

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Un rapport publié aujourd'hui par l'ONU, intitulé Vivre avec le risque, vise à promouvoir un monde dans lequel les tremblements de terre n'ébranleront plus les économies, où les cyclones ne se transformeront plus en tragédies, et où les inondations cesseront de répandre le désespoir.

Cette étude de 400 pages présente les enseignements tirés des expériences d'experts et de communautés confrontés à des phénomènes naturels, tels que les volcans, incendies, ouragans, raz-de-marées, glissements de terrain et tornades, ou à des accidents technologiques et à la dégradation de l'environnement.

Le document met en garde contre les nouvelles pressions générées par l'explosion des villes et souligne à quel point l'imagination politique et une meilleure communication ont déjà contribué à sauver des vies humaines et à redonner l'espoir aux pays en développement, selon un communiqué de l'ONU.

Dans la préface du rapport, le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, signale que «les catastrophes actuelles sont souvent générées, ou du moins exacerbées, par l'activité humaine». «Jamais, dans l'histoire de l'humanité, n'avons-nous observé autant de villes regroupées autour de zones en activité sismique. La pauvreté et la pression démographique ont poussé les populations à s'installer dans des plaines inondables ou dans des zones sujettes aux glissements de terrain», fait aussi remarquer M. Annan.

Le rapport révèle par ailleurs que durant la dernière décennie, 4 777 catastrophes naturelles ont causé la perte de 880.000 vies humaines. Ces désastres ont eu des conséquences sur les foyers, la santé et les revenus de 1,88 milliard d'individus, leur infligeant des pertes économiques de l'ordre de 685 milliards de dollars.