Congo démocratique: la MONUC dénonce les graves violations des droits de l'homme perpétrées à Kisangani

23 mai 2002

Un rapport préliminaire de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (MONUC) publié ce matin dénonce les graves violations des droits de l'homme qui ont été commises par les membres du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) lors des événements sanglants de la mi-mai à Kisangani.

Selon le document, les événements ont commencé par l'occupation par un groupe de militaires mutins des locaux de la station de radio locale le 14 mai; ce groupe a incité la population à l'insurrection et à la chasse aux membres de la communauté rwandaise de la ville.

Par la suite, lorsque les forces du Rassemblement congolais pour la démocratie (RDC) ont repris le contrôle de la situation, elles ont ordonné à la population de rester chez soi, proférant des menaces contre les personnes qui désobéiraient ces instructions.

Pour sa part, le gouverneur de Kisangani a accusé sur les ondes "des semeurs de troubles" d'être à l'origine de la mutinerie, et décrété l'interdiction de toute activité aux membres de la société civile et aux ONG.

La MONUC affirme qu'elle a lancé au cours des événements plusieurs appels au calme, et demandé l'arrêt immédiat des représailles; en outre, plusieurs de ses patrouilles ont été déployées dans les rues de Kisangani.

Bien que n'étant pas encore en mesure de donner un bilan définif du nombre des victimes, la MONUC juge d'ores et déjà "injustifiables et inacceptables" les exactions commises en guise de représailles par le RDC, "l'autorité administrative de facto de Kisangani".

 

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