TPIY

TPIY : après l'arrestation de Gotovina, celle de Mladic et de Karadzic reste essentielle, affirme Carla del Ponte

Présentant un bilan des travaux du Tribunal pénal International pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) au Conseil de sécurité, le président Fausto Pocar et le procureur Carla del Ponte, qui ont salué l'arrestation du général croate Ante Gotovina, ont une fois de plus déploré que les Serbes Ratko Mladic et Radovan Karadzic soient toujours à l'abri.

TPIY : la Croatie fait désormais preuve de volonté politique pour arrêter Ante Gotovina

« Il existe à présent une volonté politique de la Croatie de rechercher et d'arrêter Ante Gotovina », a déclaré aujourd'hui le procureur du Tribunal pour l'ex-Yougoslavie, indiquant que le général croate inculpé pour crimes contre l'humanité aurait trouvé refuge dans un monastère franciscain et déplorant le refus du Saint-Siège de coopérer avec le TPIY.

Srebrenica : le président du TPIY lance un appel à l'arrestation immédiate de Radovan Karadzic et Ratko Mladic

A l'occasion des cérémonies du 10e anniversaire du massacre de près de 8 000 Musulmans par les forces serbes bosniaques, à Srebrenica, le président du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie a appelé, une nouvelle fois, les autorités serbes à coopérer pour l'arrestation immédiate et le transfert à La Haye, siège du tribunal, de Radovan Karadzic et de Ratko Mladic, les deux principaux responsables du génocide.

Carla del Ponte n'assistera pas aux commémorations du génocide de Srebrenica tant que ses auteurs ne seront pas remis au TPIY

Déplorant une fois encore que la collaboration de la Serbie-et-Monténégro, de la Croatie et de la République Srpska à l'intérieur de la Bosnie-Herzégovine ne soit toujours pas pleine et entière, le Procureur du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, Carla del Ponte, a rappelé qu'après 10 ans, le génocide perpétré contre 7 900 musulmans était toujours impuni. Elle a informé que par respect pour les victimes, elle n'assisterait pas aux commémorations du massacre.

Le manque de coopération des Etats reste l'entrave principale au fonctionnement du TPIY

Alors que le 10e anniversaire du génocide de Srebrenica va être commémoré dans quelques semaines, le fait que Radovan Karadzic et Ratko Mladic n'ont toujours pas été arrêtés et transférés est une honte tant pour la communauté internationale que pour la Bosnie-Herzégovine et la Serbie-et-Monténégro, estime le président du Tribunal international pour l'ex-Yougoslavie. Le manque de coopération des Etats reste, selon lui, la principale entrave à son fonctionnement.

Le Tribunal pénal pour l'ex-Yougoslavie renvoie pour la première fois une affaire à la Bosnie-Herzégovine

Trois mois après la création d'une chambre spéciale de la haute juridiction de Bosnie-Herzégovine pour juger les criminels de guerre, le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie a décidé, pour la première fois, de renvoyer une affaire dont il était saisi à une juridiction nationale.

Le TPIY demande à la Serbie-et-Monténégro la remise des fugitifs avant la commémoration du génocide de Srebrenica

Lors d'une rencontre hier entre avec le Conseil de la Serbie-et-Monténégro chargé de la coopération avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie ( TPIY ), le Procureur général a souligné les progrès dans la coopération et demandé l'appréhension notamment de Radovan Karadzic et de Ratko Mladic, accusés d'être responsables du massacre de Srebrenica, avant la « commémoration du 10ème anniversaire de ce génocide » en juillet prochain.

La Bosnie-Herzégovine se dote d'un tribunal pour juger les crimes de guerre

Le Tribunal d'Etat de la Bosnie-Herzégovine inaugurait aujourd'hui une chambre spéciale consacrée aux jugements des criminels de guerre, ouverture saluée par le Président et le Procureur du Tribunal international pour l'ex-Yougoslavie qui ont espéré que cela permettrait d'accélérer la réconciliation dans le pays.