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Compétences : comment les jeunes peuvent préparer leur avenir à l’ère de l’IA

Un scientifique en blouse blanche et gants tient deux tubes à essai contenant des échantillons liquides jaunes et rouges.
Université d'Oxford,/John Cairns Près de 40 % des compétences actuellement utilisées par les travailleurs pourraient changer ou devenir obsolètes d’ici 2030.

Compétences : comment les jeunes peuvent préparer leur avenir à l’ère de l’IA

Culture et éducation

Choisir un métier n'a jamais été simple. Mais à l'heure où l'intelligence artificielle (IA) et les nouvelles technologies transforment le monde du travail à un rythme inédit, les jeunes doivent désormais se préparer à exercer des métiers qui n'existent parfois pas encore.

À l'occasion de la Journée mondiale des compétences des jeunes, qui a été célébrée le 15 juillet sur le thème « Des compétences pour un avenir partagé », une question s'impose : comment se préparer à un marché du travail en perpétuelle évolution ?

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Pour Francesca Fanelli, directrice adjointe principale chargée du développement de carrière des diplômés à Columbia University, à New York, la réponse tient moins au choix d'un métier qu'à la capacité de s'adapter.

« Je pense que les jeunes d'aujourd'hui doivent faire preuve d'une plus grande ouverture d'esprit, de flexibilité et d'adaptabilité », explique-t-elle dans un entretien accordé à ONU Info.

Miser sur l'adaptabilité

Selon le Forum économique mondial, près de 40 % des compétences actuellement utilisées dans le monde du travail pourraient évoluer ou devenir obsolètes d'ici à 2030.

Face à cette incertitude, chercher une profession « à l'épreuve de l'IA » serait une erreur, estime Mme Fanelli. Si certains jeunes se tournent vers des métiers techniques ou manuels, jugés moins exposés à l'automatisation, rien ne garantit qu'ils le resteront.

Elle recommande plutôt de développer des compétences transférables – communication, collaboration, résolution de problèmes ou esprit critique – qui pourront être mobilisées tout au long de la vie professionnelle.

« Il faut se concentrer sur ses centres d'intérêt et ses points forts, tout en se constituant une véritable boîte à outils de compétences », résume-t-elle.

L'IA, un outil plutôt qu'un remplaçant

Pour l'experte, la maîtrise de l'intelligence artificielle devient désormais un atout recherché par les employeurs.

« La maîtrise de l'IA est désormais une compétence recherchée par les employeurs », souligne-t-elle.

Encore faut-il savoir l'utiliser à bon escient. Rédiger des instructions précises, vérifier les réponses générées et garder un regard critique sont autant de compétences devenues essentielles.

Portrait d'une femme aux cheveux bruns bouclés souriant à l'objectif. Elle porte une veste noire, une écharpe à motifs noirs et blancs et des créoles dorées. En arrière-plan, un paysage extérieur flou avec des buissons verts et un bâtiment.
Photo courtesy of Francesca Fanelli. Francesca Fanelli, directrice adjointe principale chargée du développement de carrière des étudiants de cycles supérieurs à Columbia University, à New York.

« Il faut l'utiliser comme un assistant plutôt que comme un outil qui résout les problèmes à votre place. C'est vous qui restez celui ou celle qui résout le problème », insiste-t-elle.

L'IA peut également accompagner les candidats dans leur recherche d'emploi, par exemple pour analyser une offre, adapter un CV ou préparer un entretien. Mais Mme Fanelli rappelle que les candidatures doivent rester authentiques.

« Veillez à ce que le ton soit le vôtre », conseille-t-elle.

Valoriser les compétences déjà acquises

Au-delà de l'IA, de nombreux jeunes doutent de leur légitimité au moment d'entrer sur le marché du travail. Diplômés mais peu expérimentés, ils ont parfois le sentiment d'être « à la fois surqualifiés et sous-qualifiés ».

Pourtant, les compétences acquises pendant les études sont souvent plus précieuses qu'ils ne l'imaginent.

« Dans chaque offre d'emploi, je vois mentionner la collaboration, la communication et le travail d'équipe. Ce sont des compétences que vous développez très probablement durant votre formation », observe Mme Fanelli.

Ne pas chercher le métier parfait

Enfin, l'experte invite les jeunes à ne pas se mettre une pression excessive pour trouver le poste idéal dès le début de leur carrière.

« Le métier de vos rêves n'est peut-être pas tout à fait ce que vous imaginez », estime-t-elle.

Selon elle, le travail n'a pas besoin de répondre à toutes les aspirations personnelles. La famille, les amis, les engagements ou les loisirs peuvent également donner du sens à une vie.

« Parfois, un emploi sert simplement à assurer une stabilité financière, et c'est très bien ainsi. »