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« Nos soldats de la paix ont besoin du soutien du monde entier » - Guterres

Une Casque bleu népalaise discute avec la population locale à Bokolobo, en République centrafricaine.
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Une Casque bleu népalaise discute avec la population locale à Bokolobo, en République centrafricaine.

« Nos soldats de la paix ont besoin du soutien du monde entier » - Guterres

Paix et sécurité

A l'occasion de la Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies, célébrée chaque année le 29 mai, le Secrétaire général de l'ONU a rappelé la contribution inestimable des soldats de la paix et souligné combien ils ont besoin du soutien du monde entier pour relever les défis.

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« Jour après jour, au péril de leur vie, ces femmes et ces hommes s’emploient courageusement, dans certains des endroits les plus dangereux et les plus instables de la planète, à protéger les civils, à défendre les droits humains, à appuyer les élections et à renforcer les institutions », souligne le chef de l'ONU, António Guterres, dans un message vidéo.

Plus de 76.000 Casques bleus déployés

« Leur engagement s’inscrit dans une longue tradition. Voilà plus de 75 ans qu’au fil de 71 missions, les soldats de la paix des Nations Unies aident les populations en proie aux conflits et aux bouleversements », a-t-il ajouté.

Depuis 1948, plus de deux millions de militaires et de civils ont aidé des pays à passer de la guerre à la paix.

Aujourd’hui, plus de 76.000 Casques bleus, originaires de plus de 120 pays, servent dans 11 missions déployées dans des zones de conflit en Afrique, en Asie, en Europe et au Moyen-Orient.

« Plus de 4.300 d’entre eux ont donné leur vie en servant sous le drapeau des Nations Unies. Nous ne les oublierons jamais », a déclaré le Secrétaire général, qui a rappelé que « pour pouvoir relever les défis d’aujourd’hui et de demain, nos soldats de la paix ont besoin du soutien du monde entier ».

Selon M. Guterres, le Sommet de l’avenir qui doit se tenir en septembre offrira aux pays l’occasion de reprendre des idées proposées dans le Nouvel Agenda pour la paix, qui articule le maintien de la paix à tous les efforts menés pour prévenir les conflits et y mettre fin.

« Instaurer la paix exige beaucoup de travail. En cette journée importante, et chaque jour, réaffirmons notre engagement à soutenir celles et ceux qui œuvrent pour la paix : les Casques bleus des Nations Unies », a-t-il conclu.

Créer un monde plus égalitaire, juste et durable

Célébrée sous le thème « Prêts pour l’avenir, mieux construire ensemble », la Journée internationale de cette année se focalise sur les contributions inestimables que les militaires, les policiers et les civils des opérations de maintien de la paix ont apportées au cours des sept dernières décennies.

Au fil des années, les opérations de maintien de la paix ont évolué pour s’adapter à l’évolution du paysage politique et à la nature des conflits, devenus plus complexes et interconnectés. Avec le soutien des États Membres de l’ONU, elles continuent de progresser dans la direction envisagée par le rapport du Secrétaire général de l’ONU Notre Programme commun, appelant à une réponse plus robuste, holistique et collective aux menaces sécuritaires d’aujourd’hui et de demain.

La Journée internationale rend hommage au service et sacrifice des Casques bleus, ainsi qu’à la résilience des communautés qu’ils servent. Elle rend notamment hommage aux plus de 4.000 Casques bleus qui ont perdu la vie au service de la paix.

Le Général Birame Diop, ancien Conseiller militaire de l’ONU, au Département des opérations de paix des Nations Unies, estime que le maintien de la paix est important, même si c’est un outil qui n’est pas parfait.

« Tant que l'humanité existera, nous aurons toujours des crises, nous aurons des conflits, malheureusement. Et nous avons donc besoin d'un mécanisme pour minimiser l'occurence de ces conflits et de ces crises, mais aussi lorsque ces crises surviennent, nous avons besoin de mécanismes qui nous aideront à résoudre ces crises et ces conflits. Et pour l'instant, la solution la moins néfaste est le maintien de la paix », a-t-il dit dans un entretien.

« Ce n'est pas parfait... Mais sans le maintien de la paix, cela aurait été pour nous extrêmement difficile de rester en paix », a-t-il estimé.

Cérémonie le 30 mai

Pour marquer la Journée internationale, le Secrétaire général des Nations Unies déposera une couronne au Mémorial des Casques bleus au Siège de l'ONU, en l'honneur des Casques bleus tombés au combat, le jeudi 30 mai.

Ensuite, il présidera une cérémonie en personne au cours de laquelle la médaille Dag Hammarskjold sera décernée à titre posthume aux Casques bleus tombés au combat.

Il remettra également le prix Défense de l’égalité des genres, un prix décerné à la personne parmi les militaires qui s'est le mieux illustrée dans la défense de l'égalité des genres pendant l'année. Une Casque bleu indienne, la commandante Radhika Sen, ayant servi au sein de la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUSCO), va recevoir ce prix.