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Un an après, la justice n’est toujours pas rendue dans les meurtres d'Olenivka

Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme.
© UN Photo/Jean Marc Ferré
Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme.

Un an après, la justice n’est toujours pas rendue dans les meurtres d'Olenivka

Droits de l'homme

Un an après le meurtre tragique d'au moins 50 prisonniers de guerre ukrainiens dans la colonie pénitentiaire d'Olenivka, dans la région de Donetsk en Ukraine, sous le contrôle militaire temporaire de la Fédération de Russie, la justice n'est toujours pas près d'être rendue, a déclaré mardi le chef des droits de l'homme de l'ONU, Volker Türk.

« Les prisonniers de guerre blessés ou morts à Olenivka, ainsi que les membres de leur famille, méritent que la vérité soit connue et que les responsables de violations du droit international soient tenus responsables », a-t-il dit dans un communiqué de presse du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH).

« Notre Bureau a rencontré les familles des victimes et entendu leurs appels à la vérité et à la justice – et en effet, ils ont droit à la vérité, à la justice et à des réparations. Pour tous ceux qui sont touchés par cette tragédie, nous devons faire tout notre possible pour que justice soit rendue », a-t-il ajouté.

La Fédération de Russie n'a fourni aucune assurance satisfaisante quant à l'accès sécurisé des Nations Unies pour visiter le site en question, ni n'a accepté les demandes générales du Bureau des droits de l'homme des Nations Unies d'accéder aux zones de l'Ukraine sous le contrôle militaire temporaire de la Russie.

Entretiens avec des survivants

Le Bureau a cependant pu mener des entretiens approfondis avec des survivants du massacre d'Olenivka et a entrepris une analyse détaillée des informations supplémentaires disponibles.

Si les circonstances précises de l'incident de la nuit du 28 au 29 juillet 2022 restent floues, les informations disponibles et permettent au Bureau de conclure qu'il n'a pas été causé par une roquette HIMARS. Sur la base des informations disponibles, il n'est pas possible à ce stade d'établir ni la source précise de l'explosion, ni la direction exacte à partir de laquelle une arme a pu être tirée. Le Bureau continuera de suivre l'incident conformément à son expertise et à son mandat, a précisé le HCDH.

« Les prisonniers de guerre sont protégés par le droit international humanitaire. Les morts ou les blessures graves de prisonniers de guerre doivent être suivies d'une enquête officielle et approfondie de la part de la Puissance détentrice », a ajouté Volker Türk. « Tout soupçon de comportement criminel doit faire l'objet d'une enquête rapide, approfondie, indépendante, impartiale et transparente et les responsables poursuivis ».