Une femme dans un village du district de Zindajan, en Afghanistan (photo d'archives).

Afghanistan : l’ONU préoccupée par l’arrestation d’activistes dont Zarifa Yaqobi à Kaboul

© UNICEF/Shehzad Noorani
Une femme dans un village du district de Zindajan, en Afghanistan (photo d'archives).

Afghanistan : l’ONU préoccupée par l’arrestation d’activistes dont Zarifa Yaqobi à Kaboul

Femmes

Le Bureau des droits de l’homme de l’ONU s’est déclaré inquiet, vendredi, de l’arrestation par les autorités de facto, d’une militante des droits de l’homme et de quatre de ses collègues, lors d’une conférence de presse dans l’ouest de Kaboul, la capitale afghane, perturbant l’événement et les emmenant dans un lieu non divulgué.

« Nous avons reçu des informations profondément inquiétantes selon lesquelles, hier (jeudi) après-midi à Kaboul, un certain nombre de responsables de la sécurité de facto ont perturbé une conférence de presse organisée par une organisation de femmes de la société civile, arrêtant une femme, Zarifa Yaqobi, et quatre de ses collègues masculins », a déclaré lors d’un point de presse à Genève, Jeremy Laurence, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH).

Selon certaines sources, des policiers ont détenu les autres participantes dans la salle de conférence de presse pendant environ une heure. Ils auraient procédé à des fouilles corporelles et examiné les téléphones des femmes, avant de les relâcher, ont détaillé les services du Haut-Commissaire Volker Türk.

Aucune indication sur leur détention

Selon les médias, les Talibans ont arrêté des journalistes et des militantes à Kaboul, dont Zarifa Yaqoubi, l’une des manifestantes qui assistaient à une conférence de presse annonçant la formation du Mouvement des femmes afghanes pour l’égalité, le jeudi 3 novembre.

Les forces talibanes armées, dont des femmes policières, auraient envahi une conférence de presse de femmes qui se tenait à Dasht-e-Barchi, un quartier hazara de l’ouest de Kaboul.

« Zarifa Yaqobi et les quatre collègues masculins restent en détention », a ajouté M. Laurence. Le Haut-Commissariat reste préoccupé par le bien-être de ces cinq personnes et a demandé aux autorités de facto des informations sur leur détention.

Les services du Haut-Commissaire Volker Türk rappellent que tous les Afghans ont le droit de se réunir pacifiquement et de jouir de la liberté d’expression et d’opinion, sans crainte d’être arrêtés ou intimidés. « Nous exhortons les autorités de facto à respecter ces droits », a dit le porte-parole du HCDH.

« L’Afghanistan, en tant qu’État, reste partie à un certain nombre de traités et de conventions internationaux fondamentaux relatifs aux droits humains, notamment la Convention contre la torture », a conclu le porte-parole, appelant « les autorités de facto à respecter les droits de toutes les personnes en détention ».