Violences sexuelles liées aux conflits : l’ONU s’associe à Bibliothèques Sans Frontières

Un quart des cas signalés de violences sexuelles liées au conflit au Soudan du Sud concernent des enfants.
UNICEF/Mackenzie Knowles-Coursin
Un quart des cas signalés de violences sexuelles liées au conflit au Soudan du Sud concernent des enfants.

Violences sexuelles liées aux conflits : l’ONU s’associe à Bibliothèques Sans Frontières

Femmes

L’ONU et l’association française Bibliothèques Sans Frontières ont signé jeudi à Paris un accord de partenariat visant à lutter contre les violences sexuelles liées aux conflits. 

L’accord a été signé par Pramila Patten, Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit, et Patrick Weil, Président et fondateur de BSF, précise un communiqué de presse conjoint.

L’axe principal de ce partenariat sera le déploiement d’outils innovants pour soutenir les survivant(e)s de violences sexuelles liées aux conflits, leurs familles et leurs communautés.

Parmi les outils envisagés, les « Ideas Box » développées par BSF - des bibliothèques multimédia mobiles - leur offriront des espaces securisés pour leur permettre de s’exprimer, de se reconstruire et d’apprendre.

Pramilla Patten, Représentante spéciale du Secrétaire général sur la violence sexuelle en temps de conflit, devant le Conseil de sécurité (photo d'archives).
Photo ONU/Loey Felipe
Pramilla Patten, Représentante spéciale du Secrétaire général sur la violence sexuelle en temps de conflit, devant le Conseil de sécurité (photo d'archives).

Des services de santé mentale, de soutien juridique

Ces espaces faciliteront la mise en œuvre d’une réponse holistique aux maux des survivant(e)s, en proposant des services de santé mentale, de soutien psychologique, de soutien juridique, mais aussi des activités éducatives et des formations professionnelles.

« Bibliothèques Sans Frontières, grâce à ses outils innovants, soutiendra le Bureau de la Représentante spéciale dans ses efforts pour prévenir et répondre à la violence sexuelle liée aux conflits, avec une approche centrée sur les survivant(e)s », a déclaré Pramila Patten.

« Ce partenariat nous honore et nous engage. Il est intolérable de voir à quel point la violence sexuelle persiste dans les conflits à travers le monde. BSF mettra toute son expertise au service de ce combat urgent et nécessaire », Patrick Weil.

En mettant en commun leurs connaissances et leur expertise respectives afin de collaborer à la recherche de solutions ciblées contre les crimes de guerre, BSF et le Bureau de la Représentante spéciale des Nations Unies souhaitent s’engager pour un monde plus ouvert et plus juste.

Ce partenariat marque le lancement d’une vaste campagne de levée de fonds et le début de la construction d’une grande coalition d’actions réunissant les organisations de la société civile, les entreprises privées, les personnalités qualifiées et les acteurs publics désireux de travailler ensemble pour renforcer l’écho et l’impact de cette initiative.