Tir de missile balistique par la Corée du Nord : l’ONU exhorte la RPDC à cesser tout nouvel acte de déstabilisation

Khaled Khiari, Sous-Secrétaire général des Nations Unies pour le Moyen-Orient, l'Asie et le Pacifique au Département des affaires politiques, devant le Conseil de sécurité.
Photo ONU/Rick Bajornas
Khaled Khiari, Sous-Secrétaire général des Nations Unies pour le Moyen-Orient, l'Asie et le Pacifique au Département des affaires politiques, devant le Conseil de sécurité.

Tir de missile balistique par la Corée du Nord : l’ONU exhorte la RPDC à cesser tout nouvel acte de déstabilisation

Paix et sécurité

Devant le Conseil de sécurité mercredi, un haut responsable des Nations Unies a fermement condamné le tir d’un missile balistique à longue portée au-dessus du territoire du Japon, mardi 4 octobre, par la République populaire démocratique de Corée (RPDC).

Rappelant que c’est la première fois depuis le 15 septembre 2017 que la RPDC effectue un tel tir au-dessus du Japon, le Sous-Secrétaire général des Nations Unies pour le Moyen Orient, l’Asie et le Pacifique au Département des affaires politiques, Khaled Khiari, a décrit cet incident comme un « acte téméraire et une violation flagrante des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité », qui risque de déclencher une escalade significative des tensions dans la région et reflète selon lui l’indifférence patente de ce pays à la sécurité maritime et à celle des vols internationaux. 

Mardi, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a fermement condamné ce tir de missile, le qualifiant d’acte irresponsable.

Reprendre le dialogue

Le Sous-Secrétaire général Khaled Khiari a exhorté la RPDC à cesser immédiatement tout nouvel acte de déstabilisation, à s’acquitter pleinement de ses obligations en vertu des résolutions du Conseil de sécurité et à reprendre le dialogue en vue de la dénucléarisation complète et vérifiable de la péninsule coréenne.  

Par ailleurs, il signalé d’autres développements troublants, notamment les lancements, à quatre reprises entre le 25 septembre et le 1er octobre, de systèmes d’armement « présentant les caractéristiques apparentes de missiles balistiques à courte portée ». 

Il a ajouté que le 12 septembre, le Directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) avait signalé que le site d’essais nucléaires de Punggye-ri demeurait actif et prêt à faciliter un nouvel essai.  

L’AIEA a de plus confirmé qu’elle continuait d’observer des activités de construction des infrastructures nucléaires de Yongbyon, et que, selon diverses indications, son réacteur de 5 mégawatts est actuellement en fonction. 

Khaled Khiari a aussi déploré l’adoption, le 8 septembre, par l’Assemblée populaire suprême nord-coréenne, d’une loi sur la « Politique de la RPDC en matière d’armes nucléaires » qui accroit le rôle et l’importance de ces armes dans les doctrines de sécurité du pays, en contradiction avec des décennies d’efforts de la communauté internationale pour réduire et éliminer les risques nucléaires.  

Appelant à redoubler d’efforts pour éliminer ces armes, qui représentent « une menace existentielle pour l’humanité », il a évoqué les encouragements adressés par le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, à la RPDC pour qu’elle reprenne le dialogue, et s’est dit préoccupé par la situation humanitaire dans ce pays.

Le Sous-Secrétaire général a confirmé, à ce propos, que le système des Nations Unies, en coordination avec les partenaires internationaux et humanitaires, est prêt à envoyer du personnel et de l’aide pour aider le gouvernement de la RPDC à répondre aux besoins médicaux et humanitaires, y compris ceux liés à la pandémie de COVID-19. Mais il a rappelé que l’entrée sans entrave du personnel international et du matériel humanitaire sur le territoire de la RPDC reste la condition d’une aide rapide et efficace.