Rohingyas : le Conseil des droits de l’homme appelle le Myanmar à combattre les discours de haine

Les Rohingyas musulmans du Myanmar ont fui au Bangladesh après avoir été victimes de persécutions brutales qui, selon des enquêteurs  de l’ONU, pourraient constituer des crimes contre l’humanité.
HCR/Roger Arnold
Les Rohingyas musulmans du Myanmar ont fui au Bangladesh après avoir été victimes de persécutions brutales qui, selon des enquêteurs de l’ONU, pourraient constituer des crimes contre l’humanité.

Rohingyas : le Conseil des droits de l’homme appelle le Myanmar à combattre les discours de haine

Droits de l'homme

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU appelé, jeudi, le Myanmar à lutter contre l’incitation à la haine et les discours de haine à l’encontre des musulmans rohingyas et des autres minorités de ce pays d’Asie du Sud-Est.

Dans une résolution adoptée sans vote à la veille de clore sa cinquantième session, le Conseil condamne fermement de tels actes. Il exhorte la junte militaire à adopter les lois nécessaires pour lutter contre les discours et crimes de haine.

Il appelle le Myanmar à faire de sérieux efforts pour éliminer l’apatridie et la discrimination systématique et institutionnalisée contre les membres des minorités ethniques et religieuses, en particulier en ce qui concerne les musulmans rohingyas, notamment en abrogeant et en remplaçant la loi sur la citoyenneté de 1982.

Aux termes d’une résolution sur la situation des droits de l’homme des musulmans rohingyas et des autres minorités au Myanmar, l’organe onusien a également condamné toutes les violations des droits de l’homme au Myanmar, y compris celles qui sont liées à la déclaration de l’état d’urgence le 1er février 2021 et qui en découlent.

Mettre fin aux violences

Il appelle Naypyidaw à mettre immédiatement fin à toutes les violences et violations du droit international dans ce pays, afin de garantir la pleine protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales de toutes les personnes au Myanmar, y compris les musulmans rohingyas et les autres minorités.

Il demande en outre à la Haute-Commissaire aux droits de l’homme de suivre la mise en œuvre des recommandations formulées par la Mission internationale indépendante d’établissement des faits sur le Myanmar. 

Par le même texte, le Conseil décide de tenir à sa 53e session [juin 2023] une réunion-débat sur les mesures nécessaires pour mettre fin à toutes les formes de violations des droits de l’homme à l’encontre des musulmans rohingyas et d’autres minorités au Myanmar.

Les services de la Haute-Commissaire Michelle Bachelet devront aussi présenter une mise à jour orale au Conseil à sa 55e session [mars 2024] et un rapport écrit à sa 56e session.